dimanche 31 mai 2015

Mémo 657 - Thierry Robberecht

Résumé :
Le collège de Palo Alto forme l'élite de la société - des jeunes qui, plus tard, seront appelés à des postes élevés. Harold, un ancien élève du collège devenu conseiller du président des Etats-Unis, disparaît dans un crash d'avion... et Jonas reçoit d'étranges messages de celui qui est censé être mort : Ouvrir, sur le serveur du collège, le fichier Memo 657. En découvrant Memo 657, Jonas se demande avec effroi qui il est ? Qui sont-ils tous ? Et dans quel dangereux programme a-t-il mis les pieds ?
Date de parution : 13/05/2015
Editeur : Mijade
EAN : 9782874230493
Série : (non disponible)
Support : Poche
Nombre de page : 160
Collection : Zone j
Genre : Littérature jeunesse Romans / Contes / Fables Poche

Mon avis :

Ce roman m'a été présenté comme un roman pour ados... mais vu la taille du roman et la pauvreté du style, il est pour moi accessible dès la primaire. D'ailleurs, il est classé en jeunesse chez l'éditeur (je n'avais pas vérifié avant de le lire, pour moi, un bon livre est bon peu importe la tranche d'âge qu'il vise!)
J'aimerais cependant rappeler aux auteurs et éditeurs que les enfants et les ados ont eux aussi droit à de la littérature de qualité... Il y a avoir un style fluide et simple, et écrire une rédaction...

L'histoire en elle-même est intéressante, malgré quelques incohérences (je pense qu'en 2048, la référence du pure canon ne sera plus Brad Pitt chez les ados, ça ne l'est déjà plus vraiment en 2015 !), elle est plutôt prenante, j'ai trouvé la fin sympathique. Et puis il y a un aspect enquête vraiment bien trouvé.
Mais voilà, l'écriture est tellement bateau que le rythme en devient plat.
Dommage, car on manque de science-fiction en jeunesse.

samedi 30 mai 2015

Butin des Imaginales 2015

J'ai pu me rendre aux Imaginales cette année...et me rendre compte à quel point après 3 ans d'abstinence forcée, ce salon m'avait manqué!

Je vous présente mon butin, et vous explique pourquoi ces titres ont fini dans ma besace!  Dans un prochain article, je vous présenterai les bouquins que j'achèterai une fois que mon porte-feuille ce sera remis de ce premier craquage ;)

L'anthologie "Eau" des éditions Griffe d'Encre
Pourquoi? Celui-là, c'est facile, c'est mon exemplaire en tant que membre du comité de lecture... N'ayant participé à aucune correction, je vais avoir le bonheur de redécouvrir les textes après travail éditorial! J'adore les anthologies, même quand je n'y participe pas : c'est un moyen génial pour découvrir des nouvelles plumes. En plus ça permet de sortir de sa zone de confort.



Quatrième de Couverture
Elle couvre 70% de la planète et compose de 55 à 75% du corps humain. Autant dire que l’eau est un élément qui a de quoi mettre la pression.

Ils ont levé la tête vers les cieux gorgés de pluie, plongé au cœur des océans, des lacs et des rivières, parcouru les banquises...
Leur eau peut être douce ou salée, abondante ou insuffisante, porteuse de vie ou de désastre...
Venez le découvrir, et dans ces pages assouvir votre soif d’imaginaire.

Sommaire
- Lacrimosa, par Andoryss Mel
- RH250, par Alix Le Guinec
- Mare a mare, par Livia Galeazzi
- Fleur d’eau, par Marie Barthelet
- Larmes de pluie, par Isabelle Guso
- L’Hiver est ma demeure, par Marianne Lesage
- À consommer sans modération, par Michel Féret
- Mémoire d’une teigne marine, par Tepthida Hay
- Les âmes des anciens, par Magali Lefebvre

Illustration de couverture : Magali Villeneuve.

L'île Rousseau - Olivier May, toujours chez Griffe d'Encre...
Pourquoi? Pour la merveilleuse couverture du talentueux Zariel? Pas seulement rassurez-vous, mais un voyage dans le temps pour faire de l'archéologie et étudier la nature humaine, avouez que c'est
difficile de résister! Surtout quand on connait la qualité des ouvrages de cette maison d'édition!
 (Mais ceci-dit, mettez du rouge et du bleu sur une couverture, et vous avez toutes les chances de me faire lire la quatrième!)

Quatrième de couverture
« Et si tu allais les mettre à l’épreuve du terrain, tes belles théories sur la bonté originelle de l’Homme Sauvage ? »
Se portant par la même occasion volontaire pour tester la méthode de chronotéléportation du Dr Zeitlos, Némo relève le défi de sa soeur et part pour l’année 1483 sur une île caraïbe où des archéologues ont découvert les vestiges d’une étonnante civilisation précolombienne.
Mais ce qui attend le jeune idéaliste et rousseauiste convaincu n’ira peut-être pas dans le sens des conclusions de son maître à penser…

Zugzwang - Anthony Boulanger chez Elenya éditions
Coup de coeur! Retrouvez ma chronique ici.
Pourquoi? parce que je suis une grande admiratrice d'Anthony Boulanger, que j'avais eu l'occasion de publier dans mon défunt webzine. J'ai également collaboré avec lui pour le collectif hydrae, et en plus d'être une personne talentueuse c'est une personne adorable. Ceci dit, comment ne pas vouloir acheter sa novella? Je le connais surtout pour ses nouvelles, et là je peux prolonger la lecture sur 167 pages. Non non, je ne pouvais pas passer à côté!
Et puis, je n'ai encore jamais rien lu des éditions Elenya, il faut remédier à cela!

Quatrième de couverture
L’évolution. La clé de la survie.

Quand les Intelligences Artificielles ont pris le contrôle d’internet, l’humain s’est adapté. Abandonnant leur enveloppe charnelle au profit d’un avatar virtuel, les hommes ont investi ce nouveau terrain de jeu.

Dans ce monde où la réalité n’est plus physique mais digitale, Noctambule, prodige des échecs, s’apprête à livrer une partie dont les enjeux dépassent la lutte entre ivoire et ébène ; une partie qui dépasse les frontières de l’échiquier et se joue dans les recoins les plus sombres du réseau.

Un immense jeu de piste où l’adversaire n’est peut-être pas celui qu’on croit.

"Vous ne verrez plus jamais les échecs de la même façon." Jean-Claude Dunyach, écrivain

L'opéra de Shaya - Sylvie Lainé chez ActuSf
Pourquoi? cette fois-ci ça ne sera pas grâce à la couverture que je n'aime pas du tout... ni à la mention du space opéra qui n'est vraiment pas mon genre de prédilection... Mais aux blogueurs, qui en ont parlé avec une telle fougue que j'ai été conquise. Et puis ça fait longtemps que je regarde avec envie les parutions d'ActuSf, sans jamais me lancer, il était temps de passer à l'acte. Et déjà, rien que pour la qualité de la mise en page, je ne regrette absolument pas : il y a des marges, c'est aéré et ça ne fait pas gonfler le prix!

Quatrième de couverture :

So-Ann, née dans un vaisseau spatial, a du mal à s’habituer aux coutumes étranges et contraignantes des mondes où se sont établis les humains. Alors quand elle entend parler de Shaya, cette planète où la faune et la flore sont en totale empathie avec ses visiteurs, elle n’hésite pas une seule seconde. Mais en vérité, qui s’adapte à qui ? Quels mystères se cachent dans ce monde qui semble idéal ?
L’Opéra de Shaya est un space opera envoûtant et magique, accompagné de trois autres nouvelles tout aussi fortes et sensibles.
Sylvie Lainé est sans aucun doute l’une des plus belles plumes de l’imaginaire en France. Récompensée à maintes reprises, traduite en plusieurs langues, elle tisse depuis trente ans des histoires qui ne cessent de nous interroger sur notre humanité et notre rapport à l’autre.

Retour à Silence - Franck Ferric / Pierre Le Pivain chez Editions du Riez

Pourquoi? Parce que j'aime beaucoup cette maison d'édition et que j'avais adoré la loi du désert de Franck Ferric, et que l'éditeur m'a indiqué que ça se passait dans le même univers... Et cette fois, il y a une illustration à chaque début de chapitre ! Un bel objet donc.

Quatrième de couverture :

Dans un monde que les guerres ont changé en un vaste désert hanté de dangers mortels, Alej vit en reclus. Seul dans une cabane de tôles, au milieu de nulle part, il subsiste, étranglé par ses souvenirs.

Un jour, les fantômes de jadis viennent frapper à sa porte pour lui rappeler que la mémoire qu’on enterre est la graine qui germe en cauchemars. Alej va alors devoir reprendre la route dont il avait juré se détourner. Rembobiner le fil de sa vie. Pour enfin régler son compte au passé, avant l’inverse.


A bientôt pour le prochain article, concernant les titres que je me procurerai bientôt!

N'hésitez pas à partager vos coups de cœur des Imaginales et vos propres craquages !



jeudi 28 mai 2015

L'instant - La boîte à Bazar


Cela faisait un moment que je cherchais une chanson sur internet, me souvenant des paroles, je pensais pouvoir trouver le titre et l'artiste et m'écouter ça peinard sur youtube ou spotify.
Que nenni, je ne l'ai jamais retrouvé... à part sur une playlist privée deezer impossible à écouter.
Il y a de cela quelques jours, en faisant le tri dans mes affaires je suis tombée sur un vieux CD que j'écoutais au collège. ET BAM la boîte à bazar, la deuxième chanson... j'y étais enfin!


Du coup, je trouve ça dommage que ce CD ne soit plus du tout dispo, je l'ai donc mis sur youtube. C'est mal, je sais, mais il n'y a plus de site pour l'artiste, pas de CD en vente... et cet album est tellement génial que je ne veux pas qu'il tombe dans l'oubli.


Voilà, petite chanson absolument NSFW ;)




Et le reste de l'album qui est plus sage ne vous inquiétez pas!


 

mardi 26 mai 2015

Nanars en folie (ft. Georges Clooney)

Alors déjà commençons par définir le nanar grâce à notre ami wikipédia :
Un nanar est, dans le langage familier, un film tellement mal réalisé et ridicule qu'il en devient involontairement amusant et comique.
Le nanar diffère du navet par son aptitude à divertir. Le nanar amuse par ses défauts tandis que le navet est simplement mauvais et ennuyeux (en référence au goût fade du légume du même nom). 
 (Par ailleurs, je ne suis pas d'accord, j'aime beaucoup les navets, bien cuisiné, ce n'est pas fade du tout, namého!).

Quel est l'intérêt de regarder des nanars? Eh bien honnêtement, on s'amuse beaucoup, c'est tellement à l'ouest la plupart du temps et à prendre au millième degré que ça en devient génial.

Je vous présente quelques uns de mes "coups de coeur".

Le retour des tomates tueuses.


Vous trouvez Georges Clooney sexy et vous iriez bien prendre un café avec lui, chacun ses goûts, je ne vous juge pas... Mais après avoir vu ce film, vous regarderez georgy d'un autre oeil, ainsi que les tomates.


Affiche de toute beauté

ceci est une méchante tomate, je pense qu'elle de l'ADN de Furby, elle est cro mignonne.

Georgy en plein product placement.


Snow shark


.... Vous ne pouvez pas manquer Snow shark. Sérieux, des requins de l'espace qui envahissent une station de ski... Sans eau. Des effets spéciaux vintage, des acteurs pornos recyclés... Idéal pour avoir une petite hallucination!



Sharknado

Après, promis, j'arrête avec requins!

Un ouragan à Los Angeles...qui ramène des tornades infestées de requins. Oui oui, ne riez pas, c'est tout à fait probable. Si vous aimez les films catastrophes, et les requins, ce nanar est fait pour vous. Et puis en plus il y a Tara Reid d'American Pie, ça vous rappellera des souvenirs!


Mosquito

Parce qu'il n'y a pas que des invasions de requins relous, on a aussi les moustiques!
Des gros moustiques, des personnages pas très futés, un responsable des effets spéciaux qui devait plutôt être stagiaire, des prothèses premiers prix... et plein d'action. Pensez à vous armer d'une tronçonneuse lors de votre prochaine virée camping!

Turkish Star Wars


Turkish Star Wars, c'est une des références phares du nanar.
Il s'agit ni plus ni moins que d'un remake de star wars, réalisée en Turquie. Préparez-vous, Dark Vader envahit la galaxie, ne s'embarrassant pas des copyrights (des plans complets sont pompés), ou de la qualité des effets spéciaux...
Comme il dure très très longtemps, je vous fournis une petite analyse réalisée par Nanarland !





Et vous, vous adhérez aux soirées nanars? Vous avez des films cultes?
N'hésitez pas également à farfouiller dans le site nanarland à la recherche de la perle rare!

dimanche 24 mai 2015

La vidéothèque d'Alexandrie

Charte de la communauté de la Vidéothèque d’Alexandrie
La vidéothèque est une communauté dont l’ambition est de promouvoir les programmes vidéos “culturels et éducatifs” du web. Nous entendons par “culturel”, toutes productions qui aspirent à faire réfléchir et à susciter la curiosité. Le format général des vidéos sélectionnées doit être rigoureux tant au niveau de la forme que du fond. L’important étant que le créateur adhère à une certaine éthique liée à la vulgarisation de concepts ou à l’analyse apportées au sujet traité.

Je vais vous présenter quelques uns des vidéastes du collectif que j'apprécie particulièrement!

Si vous en avez marre des stands up qui se ressemblent tous, que vous aimeriez apprendre des choses mais que malheureusement vous n'avez pas une heure et demi devant vous, il y a plein de petites émissions sympas.

Charlie Danger : "Revues du monde" et "Théories du monde".

Elle présente une émission sur l'archéologie, l'Histoire, les mystères du monde, énigmes, lieux intrigants, faits étonnants.
Ce que j'aime beaucoup dans ses émissions, c'est qu'elle s'efforce toujours d'expliquer les choses posément, de manière compréhensible sans prérequis, tout en utilisant une base historique fiable. Ce qui est d'autant plus importante dans les théories du monde, puisqu'elle explique les controverses archéologiques sans tomber dans les travers des vidéos théories du complot, mais en opposant les différents courants des historiens.
Bref à découvrir, on apprend plein de choses!

Léo Grasset : Dirtybiologie
DirtyBiology est une chaîne de vidéos de vulgarisation scientifique axée sur les sciences « des choses vivantes ou qui semblent l’être », et qui se concentre principalement sur de la biologie, des sciences de l’information, de l’histoire et un peu d’anthropologie de temps en temps, le tout saupoudré d’une bonne pincée de culture pop/geek.

Tout ce que vous ne voulez pas savoir sur la biologie, parce que le vivant, c'est sale. En effet, Léo Grasset, avec sa petite tête toute mignonne, ne mâche pas ses mots pour expliquer le fonctionnement des choses (l'obésité, les pénis, la théorie de l'évolution etc.), et c'est super intéressant. A noter qu'il a décidé de vivre en Thaïlande pour pouvoir vivre de ses vidéos.

Romain Filstroff : Linguisticae
Tu aimes la linguistique?
la langue française?
les langues en générale?
Une expression dans ta langue qui te turlupine? Un truc qui te semble pas net ou bizarre dans ta langue? Pourquoi le français et l'italien sont si proches? Pourquoi les langues évoluent-elles?
LINGUISTICAE est là pour résoudre ces problèmes et répondre à vos questions !

Et les vidéos y répondent avec brio et de manière très intéressante, d'autant que des articles de blog complètent les propos pour ceux qui souhaiteraient approfondir. Je conseille particulièrement les vidéos "Paye ton expression" qui expliquent l'origine des expressions françaises!

mercredi 20 mai 2015

I Origins



Réalisé par :  Mike Cahill
Avec : Michael Pitt, Brit Marling, Astrid Bergès-Frisbey
Durée : 1h47min
Pays de production : Etats-Unis
Année de production :  2014
Distributeur : 20th Century Fox
Genre : science-fiction, drame

Synopsis
Sur le point de faire une découverte scientifique, un médecin part en Inde à la recherche d'une jeune fille qui pourrait confirmer ou infirmer sa théorie. C’est le début d’un voyage incroyable qui va relier des individus totalement différents, et prouver que la science et les sentiments ne sont pas deux univers séparés…




Mon avis

J'avais regardé Another Earth du même réalisateur, et j'avais trouvé que ça manquait un peu de rythme, qu'il m'avait laissé un goût de trop peu, d'inachevé.

Avec ce second film, Mike Cahill a réussi à me convaincre. Il est délicat d'en dire plus que le synopsis, car cela risquerait de dévoiler le premier tiers du film. Aussi, je me contenterai de vous livrer mes impressions.

Ce film pourrait commencer comme une comédie romantique, quand un scientifique rencontre une jeune femme spiritualiste. Mais c'est bien plus que ça, l'histoire de deux êtres qui tentent de concilier un amour passionnel et sincère, et des croyances si profondes qu'elles semblent inébranlables et incompatibles.

Ce film, c'est avant tout une quête, celle de l'amour, du respect, de la compréhension mutuelle, mais surtout... de la compréhension du monde.

Je me passionne pour les découvertes scientifiques et l'archéologie/paléontologie,  je suis vraiment fascinée par le fait que l'on puisse, encore de nos jours, chambouler tout ce qui était connu. Que la technologie nous permette de savoir la couleur de certains dinosaures, de confirmer qu'ils étaient à plumes et ancêtres des oiseaux, quand lorsque j'étais enfant, on trouvait cette théorie saugrenue et impossible à prouver. Mais malgré ces avancées technologiques, on ne peut toujours pas expliquer avec certitude la ou les causes de leur disparition. Et je trouve ça rassurant finalement, que le monde garde une part de mystère. Je trouve ça fascinant, qu'à chaque indice qu'il nous donne, cela soulève bien plus de questions que de réponses.

Quand je regarde ce film, j'ai l'impression qu'il me parle de cette fascination, pour les mystères encore inexplicables de la nature, de l'incroyable histoire de la science, et de cette quête de sens qui nous unit tous, quelque soit le voyage que l'on entreprenne pour construire sa propre vérité. ça me donne envie de partager ça avec d'autres : je trouve ce film à la fois très triste et plein d'espoirs. Il apporte autant de questions que de réponses, mais c'est aussi sa force : il donne envie d'échanger à son propos.

Un gros coup de cœur pour moi!


lundi 18 mai 2015

Postcrossing

Postcrossing est un site merveilleux qui permet d'envoyer et de recevoir des cartes d'inconnus partout dans le monde.

Quand j'étais petite, j'avais essayé de participer à une de ces chaînes dans laquelle on était introduit par une connaissance qui en faisait partie.

Il s'agissait d'envoyer une carte postale à la dernière personne d'une grande liste, de rajouter son nom et son adresse à la fin de celle-ci pour en recevoir une à son tour. Mais ces petits carnets étaient forts charmants :


Avec la magie d'internet, on peut étendre cela au monde entier, sans risque que la liste ne se perde ni besoin de connaître une personne faisant partie du cercle.


J'avoue que pour l'instant, je suis un tout petit peu déçue, car j'envoie beaucoup plus de cartes que je n'en reçois.
Mais ça va venir, j'ai confiance, c'est juste que je ne suis absoooolument pas patiente ;) C'est un tel plaisir de recevoir une de ces cartes... Par exemple aujourd'hui, j'ai reçu une carte d'un auteur de Dubaï.


Chaque petite carte reçue me donne envie d'en savoir plus sur la personne et le pays.

Je suis contente de recevoir un petit mot des postcrossers à qui j'ai envoyé une carte et qui réagisse à ce que je leur ai écrit...

De pouvoir échanger et partager quelque chose avec eux. C'est une belle aventure, quoi qu'un peu compliquée quand on vit à la campagne : c'est difficile de trouver de jolies cartes postales.



Donc, je chope des cartes partout sur mon chemin, ça devient compulsif ! N'hésitez pas à faire un tour sur le site, si vous aimez correspondre!

dimanche 17 mai 2015

Les MOOCs

Je me suis découverte une nouvelle passion : les MOOCs, les Massive Online Open Classes. Ce sont des formations en ligne, gratuites, généralement ouvertes à tous, qui sont dispensées par des universités. Elles permettent de suivre des cours à distance sur tout un tas de sujets! Voici la définition du site FUN :
"FUN est une plateforme de MOOC (Massive Open Online Courses, en français « Cours en ligne ouverts à tous ») mise à disposition des établissements de l’enseignement supérieur français et de leurs partenaires académiques dans le monde entier. Lancée par le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche en octobre 2013, cette initiative vise à fédérer les projets des universités et écoles françaises pour leur donner une visibilité internationale, et permettre à tous les publics d’accéder à des cours variés et de qualité où qu’ils soient dans le monde. Tous les cours présents sur FUN sont conçus par des professeurs d’universités et écoles françaises et leurs partenaires académiques internationaux. Les étudiants et les internautes peuvent suivre ces cours de manière interactive et collaborative, à leur rythme. Le catalogue de cours disponibles s’enrichira continuellement pour proposer une variété de formations répondant aux besoins de tous les publics. https://www.france-universite-numerique-mooc.fr"
Je suis personnellement celui-ci : "Architecture de l'information", afin d'accroître mes compétences professionnelles.
Je vais également participer à celui sur l'histoire de la fantasy. J'essaye de ne pas trop me disperser, car il y a plein plein plein de choses très très trèèès tentantes dans tous les disciplines, et je ne vois pas l'intérêt de multiplier les inscriptions si je ne m'y mets pas sérieusement !

Donc pas plus de deux à la fois, sachant que je prends également des cours de luxembourgeois en ce moment, il faut être raisonnable! Sachez que de nombreux cours donnent droit à une attestation de suivi gratuite si l'on participe aux évaluations (des quizz en ligne pour la plupart).

Si le concept vous intéresse, je vous conseille ces sites pour commencer :
 France Université Numérique
 MOOC Francophone : qui propose des fonctions de sélection bien utiles pour trouver LE cours parfait.

Vous trouverez également beaucoup de choses sur Coursera et Edx mais plutôt pour l'international. Attention, beaucoup d'universités américaines font payer l'attestation de participation (le cours reste gratuit!).

jeudi 14 mai 2015

Morwenna - Jo Walton

Morwenna Phelps, qui préfère qu'on l'appelle Mori, est placée par son père dans l'école privée d'Arlinghurst, où elle se remet du terrible accident qui l'a laissée handicapée et l'a privée à jamais de sa sœur jumelle, Morganna. Là, Mori pourrait dépérir, mais elle découvre le pouvoir des livres de science-fiction. Delany, Zelazny, Le Guin et Silverberg peuplent ses journées, la passionnent.
Un jour, elle reçoit par la poste une photo qui la bouleverse, où sa silhouette a été brûlée. Que peut faire une adolescente de seize ans quand son pire ennemi, potentiellement mortel, est une sorcière, sa propre mère qui plus est? Elle peut chercher dans les livres le courage de combattre. Ode à la différence, journal intime d'une adolescente qui parle aux fées, Morwenna est aussi une plongée inquiétante dans le folklore gallois. Ce roman touchant et bouleversant a été récompensé par les deux plus grands prix littéraires de la science-fiction : le prix Hugo et le prix Nebula. Il a en outre reçu le British Fantasy Award.


Ce livre est probablement l'un de mes coups de coeur, non pas de l'année, mais de tous les temps.
Et pourtant, j'ai énormément de mal à en parler. La critique que je trouve la plus juste est celle du webzine Elbakin.
Je vais essayer d'expliquer ce qui m'a tant plu.

Une nostalgie de l'enfance et la traversée de l'adolescence :
Ce roman n'est pour moi par un roman pour ados ni un roman initiatique, même si Morwenna est une adolescente qui grandit et fait son chemin (n'est-ce-pas le propre de tout être humain à n'importe quel âge de toute façon?).  C'est un revanche une magnifique écriture, qui a réussi à me replonger à la fois dans le meilleur de cette époque et le pire. Jo Walton a su, sans jamais tomber dans le cliché, la mièvrerie ou la facilité, à créer une ambiance particulière.
Morwenna est une ado mature, réfléchie, et jamais ennuyeuse. Elle a un regard très objectif sur les relations, qu'elles soient amicales, amoureuses, sexuelles ou familiales, sans sombrer dans le cynisme. A travers son journal, on revit nos jeux d'enfants, nos premiers émois, les difficultés à adopter un comportement à la fois en adéquation avec notre personnalité, et la situation, la société.

C'est avec tendresse qu'on lit la vie de Mor. C'est avec une immense avidité que j'ai dévoré les pages, pour en savoir plus sur ce drame qui lui a enlevé sa sœur, en savoir plus sur les intentions de sa mère. A quel niveau de lecture se fier? Parle-t-on de deuil ou de folklore? Quel regard choisir? (Personnellement, on m'a dit que quand un enfant arrête de croire aux fées, il y en a une qui meurt, du coup, je n'ai eu aucun problème à me laisser embarquer par l'aspect fantastique du texte! ).
Le roman est vraiment un plaisir à lire, c'est bien écrit, les personnages sont profonds et crédibles, j'ai lu ce livre il y a quelques mois maintenant, et de faire cette critique, je n'ai qu'une envie c'est de m'y replonger!

L'amour de la lecture :

Ce livre parle également...de l'amour de la lecture. Je pense que tous les lecteurs passionnés du monde, amateurs de science-fiction ou non, se sentiront enveloppés par la chaleur des bibliothèques, des librairies et plus des pages égrenées par Morwenna.
On y retrouve les livres comme refuges, professeurs, amis... Des titres qui nous émeuvent, d'autres qui nous insupportent. La lecture comme rempart contre la solitude, à la fois car elle permet de s'immerger dans un autre monde mais aussi car elle permet de se lier à d'autres lecteurs. La lecture comme vecteur de solitude parfois, parce qu'elle coupe du monde et construit un rempart. La lecture comme planche de salut. Mais toujours, la lecture comme pilier et élément de la construction de soi.

La découverte de nouveaux auteurs :

Et surtout, ce livre m'a donné envie d'en lire plein d'autres. Morwenna dévore les livres, les commente, et m'a permis de me rendre compte que les classiques de la science fiction n'étaient pas forcément aussi ennuyeux qu'ils en avaient l'air (à mes yeux).
En effet, Mor ne lit quasiment que des bouquins de science fiction ou de fantasy. D'ailleurs, pour comprendre mon amour pour Tolkien, il suffirait de lire Morwenna, elle explique cela très bien. Bref, revenons à la SF, c'est un genre que j'ai surtout découvert avec le cyberpunk, l'anticipation (ou la dystopie comme on dit aujourd'hui ). J'ai tenté Asimov quand j'étais jeune ado et je n'ai même pas tenu 4 pages tant le style me paraissait vieillot, les aspects scientifiques très compliqués, et hors de ma portée.

En lisant Morwenna, je me suis rendue compte que les classiques ne se limitent pas à Asimov, et à l'aspect scientifique. J'ai donc un nouvel objectif : lire les livres recommandés par Morwenna... enfin peut-être pas tous car la liste est longue!

J'ai déjà commencé avec Ursula Le Guin (Les dépossédés) et Samuel Delany (Triton), qui sont évoqués et comparés tout au long du livre.

Vraiment, j'espère vous avoir convaincu de vous pencher sur ce roman.

lundi 11 mai 2015

Birmanie

Cette année, nous partons en Birmanie, aujourd'hui appelée "République de l'Union du Myanmar", je suis donc en pleine ingurgitation de documents sur le sujet.

http://itshereandnow.fr/a-la-decouverte-de-la-birmanie/
http://itshereandnow.fr/a-la-decouverte-de-la-birmanie/

 Il n'y a pas des masses d'informations sur le pays malgré l'augmentation fulgurante du flux de touristes. Si d'aventures, vous vouliez en savoir plus, voici mes principales sources :
- http://www.ananda-travel.com/ 
Le site de notre agence de voyage, qui est tellement complet qu'on pourrait presque se passer d'elle pour organiser le voyage. C'est rare de voir des agences qui prennent tant à cœur l'organisation du voyage, qui prennent la peine de rappeler au touriste qu'il n'est pas le roi et qu'il se doit de respecter au mieux les coutumes du pays où il se rend. Avant de vous la recommander, j'attendrais cependant d'avoir fait le voyage ;)

 - http://www.birmanieresponsable.com/mediatheque-du-voyageur/
Qui recense plein de reportages intéressants.

 - https://www.facebook.com/info.birmanie
Qui permet de voir ce qui se cache derrière l'ouverture au tourisme, la souplesse apparente du nouveau régime... Un peu déprimant, mais à garder dans un coin de sa tête au moment de dépeindre une destination avec les yeux de l'amour.

- https://www.youtube.com/user/mydaydreamVids/videos Pour découvrir la culture du pays à travers les yeux d'une jeune Birmane ! Elle a également un chouette tumblr et un twitter.

 Quelques vidéos pour apprendre la langue :
- https://www.youtube.com/channel/UCIcJ30TxaAN2syDi4b1btoA 
- https://www.youtube.com/playlist?list=PLucbFIKKaVJsHv8h7PxkR92xvaD9ZOna

Si vous avez d'autres suggestions avant mon départ mi-juin, je suis à l'écoute :)

dimanche 10 mai 2015

Elbakin.net : une déclaration d'amour

Elbakin.net est un site qui a eu une grande importance dans ma vie de lectrice de Fantasy.

Je l'ai découvert à l'époque où je cherchais des informations sur l'avancée des tomes de Harry Potter, Elbakin était alors un des sites francophones diffusant de nombreuses news à ce sujet. A la même époque, je découvrais avec joie La communauté de l'anneau au cinéma. Je n'avais encore jamais entendu parlé du Seigneur des anneaux. C'est alors, que devant mon manque d'enthousiasme devant le film, ma mère m'a dit "mais il faut que tu lises le livre, tu vas voir, ça va te plaire, à ton âge, j'avais adoré". J'ai donc hérité du livre. Que je n'ai pas lâché, ni lui, ni les tomes suivants... et je me suis mis à dévorer tout ce que je pouvais trouver à ce sujet.

A l'époque ça ressemblait à ça ;)


Et quoi de mieux que le site Elbakin pour cela? Des news quasi quotidienne sur le sujet, des dossiers en masse sur le roman. A l'époque je n'avais pas de connexion ADSL illimitée, je déconnectais donc le modem, lançait l'impression des nombreuses pages qui m'intéressaient avant de les compiler dans un gros classeur pour pouvoir poursuivre ma lecture. J'ai commencé à construire ma culture Tolkenienne grâce à ce site (certains articles sont en cours de migration depuis la nouvelle version, mais web archive permet d'avoir un aperçu du travail)

Oui, je peux le remercier de m'avoir donné envie d'apprendre l'alphabet Quenya pour écrire mes antisèches de latin...mais plus simplement pour avoir rendu accessible l'oeuvre malgré son ampleur un peu intimidante au départ.

Aujourd'hui, je continue de lire presque quotidiennement le site, heureusement pour les forêts et ma consommation d'encre, je n'imprime plus toutes les pages. C'est un site génial pour être au courant de tout ce qu'il se passe dans le domaine de la fantasy, adaptation cinématographique, séries, BD, romans, interview, édition... L'équipe couvre vraiment tous les domaines possibles avec un grand professionnalisme. Sans oublier les passionnants podcast. Ni le prix elbakin.

J'apprécie particulièrement leurs critiques de roman, qui ne brossent pas toujours les éditeurs dans le sens du poil. Je suis bibliothécaire, et si je devais conseiller un site pour trouver des idées d'acquisition en roman fantasy, c'est celui que je suggérerais en premier, si l'on n'y connait pas grand chose, on peut se fier à l'avis du site. 
D'un point de vue personnel, en lisant régulièrement les critiques et les commentaires sur le forum,je finis par  savoir quel chroniqueur ou quel membre suivre en fonction de mes propres goûts.



Si vous ne connaissez pas encore le site, allez vite y passer quelques heures!

Un nouveau départ!

Ce blog date de 2011, il est né sur blogger, puis a déménagé sur wordpress, et s'est éteint en 2013.

 J'avais abandonné ce blog, lassée de l'orientation prise par la blogosphère.

 J'ai eu le sentiment de lire 80% d'avis sur les services presses généreusement envoyés par les maisons d'éditions. Je me servais des blogs pour découvrir, et j'ai fini par me dégoûter de titres tellement présents que je n'ai plus eu aucune envie d'y jeter un œil.

Les mêmes partout, tout le temps. J'ai eu le sentiment de voir la blogosphère se transformer en panneau publicitaire. Ce que je n'avais pas envie d'être. De devoir (ou d'avoir la chance, selon la formule consacrée) organiser des concours, créer une page facebook pour promouvoir mon blog et un compte twitter pour promouvoir la page facebook.
De passer plus de temps à administrer qu'à lire, de passer plus de temps à devenir un professionnel de la communication qu'à être une amatrice de lecture.

Je n'ai pas arrêté ni de lire, ni de voyager, ni de découvrir. Et j'ai retrouvé l'envie de partager ici...plutôt que sur wordpress, certes libéré de google, mais très limité si on n'a pas envie d'investir dans premium ou un server.

 Alors pour reprendre en douceur, je vais commencer par partager les blogs des personnes qui me donnent envie de continuer à lire et à découvrir :

Les lectures de cachou
RSF blog
Les murmures d'A. C. de Haenne


 N'hésitez pas à faire de même dans les commentaires:) Toban B In Toronto, Ontario There are more photos of that stencil on Flickr, and elsewhere I think this photo was taken in the same location as mine - www.flickr.com/photos/photopia/3225515595/ Other Monopoly game graffiti from Toronto is shown in this blog post - torontoist.com/2009/03/no_taxation_without_representation... I think one or both of those stencils might be references to the bailouts (or so-called bailouts) that have been going on; but I don't think that the graffiti presents a clear message. Evidently it's about affluent people; I'm prepared to say that much, at least. In Toronto, Ontario There are more photos of that stencil on Flickr, and elsewhere I think this photo was taken in the same location as mine - www.flickr.com/photos/photopia/3225515595/ Other Monopoly game graffiti from Toronto is shown in this blog post - torontoist.com/2009/03/no_taxation_without_representation... I think one or both of those stencils might be references to the bailouts (or so-called bailouts) that have been going on; but I don't think that the graffiti presents a clear message. Evidently it's about affluent people; I'm prepared to say that much, at least.

Le chaos en Marche - Patrick Ness

Présentation de l'éditeur

C'est l'année de ses treize ans et, dans un mois, Todd Hewitt va devenir un homme. Il est le dernier garçon de Prentissville. Cette ville de Nouveau Monde est uniquement peuplée d'hommes. Depuis longtemps, toutes les femmes et les enfants ont disparu. A Nouveau Monde, chacun peut entendre les pensées des autres, qui circulent en un brouhaha incessant, le Bruit. Nul ne peut échapper au Bruit, nulle part, jamais...
Mon avis :
Au début, j’ai eu énormément de mal à accrocher, et jusqu’à la page 65 j’ai maudit mon libraire de m’avoir filé un bouquin avec un style aussi lourd. En effet, il faut se faire à l’écriture très orale et aux déformations qu’elle implique : mots orthographiés avec une phonétique hasardeuse.
Mais après le temps d’adaptation, je n’ai pas pu lâcher le livre. L’histoire est vraiment très
 prenante, on veut en savoir plus sur la découverte du personnage principal. D’autant plus que cette découverte va révéler petit à petit des non-dits. Et ce sont ces non-dits, que l’on devine terribles qui vont faire la force du récit. On devine l’horreur mais jamais on ne nous la décrit et c’est quelque chose de très fort.
C’est un roman pour ados qui n’a rien de facile. Il est même très pessimiste dans son discours. C’est un monde où personne n’est innocent. Où l’on survit plus qu’on ne vit. C’est une sorte de voyage initiatique, où les personnages découvrent ce dont ils sont capables. Et les héros sont aussi des criminels, et les criminels je dois dire rarement des héros…
J’ai hâte de lire la suite, car c’est une histoire vraiment originale, qui permet à la fois de se divertir et de réfléchir. Quand tout est à reconstruire, quand on part de zéro, quand la guerre frappe, comment les êtres humains vivent –ils les uns avec les autres, avec les autres espèces, les gens différents, et surtout comment vivent-ils les uns contre les autres. Comment une seule personne peut en conduire d’autre à devenir si inhumains ?  Comment construire l’espoir et comment s’y accrocher ?

Les dragons de la cité rouge - Erik Wietzel

Présentation de l'éditeur

Le prince héritier de Redfelt a été enlevé. La rançon? Une épée magique, jusque-là conservée dans les profondeurs de la citadelle. Sa lame retiendrait prisonnières les âmes des dragons qui ont failli réduire Redfelt en poussière trois siècles plus tôt. Mais les émissaires royaux ont disparu, ainsi que la rançon. La reine Éline se tourne alors vers Alec Deraan, un chasseur de primes. Ils furent amants à l'époque où il était un officier de la couronne promis à un brillant avenir. Aujourd'hui, c'est un loup solitaire dont le seul ami est un dragon. Car Alec cache un secret: il est possédé par une démone aussi séduisante que dangereuse, un succube qui lui prête main-forte en échange de l'exclusivité de ses faveurs. Troublé par ses retrouvailles avec une souveraine qu'il lui est interdit d'aimer, Alec accepte la quête à contrecœur et s'envole vers des contrées lointaines. Le temps presse: les dragons de l'épée pourraient se réveiller et achever la destruction interrompue il y a trois cents ans.

Mon avis

Alors, je ne connaissais pas du tout cet auteur et ma foi, son univers ne m'a pas déplu. L'histoire se laisse lire, c'est plein  de rebondissement, les personnages sont attachants.
Mais j'ai trouvé que le roman pêchait un peu par son manque de nuance à la fois dans l'écriture et dans l'exploitation des personnages. C'est écrit sans fioriture, mais pour le coup, j'ai trouvé ça un peu simpliste. Quant aux personnages, c'est un peu frustrant d'en savoir aussi peu sur leurs histoires, ils ont tous des secrets qu'on nous dévoile un peu, mais seulement un peu.
On rabâche les mêmes détails sans les approfondir, cela donne l'impression que l'auteur souhaite se laisser une porte de sortie pour explorer son univers ultérieurement. Mais comme c'est un roman unique (pour autant que je sache), à moins qu'il souhaite écrire une suite, je reste un peu sur ma faim. Parce que les personnages sont riches en possibilité qu'il est dommage de ne pas exploiter.
Il ne faut pas pour autant mettre ce livre de côté. Les relations entre humains et dragons sont vraiment très bien décrites, touchantes. L'auteur a su en très peu d'espace créer un univers cohérent et riche, qui aurait très bien pu convenir pour une trilogie. Même si l'histoire n'est pas spécialement originale, le scénario est plaisant, plein d'action et de rebondissement, les personnages éveillent notre curiosité...
Si vous aimez les dragons et avaient envie d'une lire un roman sans partir pour 30 tomes, si vous n'avez pas envie de description à rallonge, allez y ;)

Quelques minutes après minuits - Patrick Ness

Présentation de l'éditeur

Depuis que sa mère a commencé son traitement, Conor, treize ans, redoute la nuit et ses cauchemars. A minuit sept, un monstre vient le voir, qui a l'apparence d'un if gigantesque, quelque chose de très ancien et de sauvage. Mais pour Conor, le vrai cauchemar recommence chaque jour: sa mère lutte en vain contre un cancer, son père est devenu un étranger, et il est harcelé à l’école. Au fil des visites du monstre, l’adolescent comprend que son vrai démon est la vérité, une vérité qui se cache au plus profond de lui, terrifiante.

Mon avis

Patrick Ness, c'est l'auteur qui m'a fait vibré avec sa saga "le chaos en marche". Il réitère avec ce magnifique roman. Je crois que j'ai rarement lu quelque chose d'aussi beau, d'aussi effrayant, tout en étant rassurant sur la maladie, la mort...
Les illustrations sont magnifiques, la manière dont l'auteur amène Conor à réfléchir sur ses sentiments, sur ses pensées, sur sa manière de vivre la maladie de sa mère finalement est très intelligente. On passe par le biais de contes, le lecteur est obligé de réfléchir aussi sur sa manière de percevoir les choses: le bien, le mal, la justice, l'injustice....
C'est un livre dont on ressort changé, à la fois triste et heureux, et que je conseillerais sans hésiter à quelqu'un qui se trouve dans la même situation que le personnage. Parce que ce n'est pas moralisateur, ce n'est pas niais, ce n'est pas rationnel, ce n'est pas juste, c'est la vie tout simplement: elle continue pour certain, elle s'arrête pour d'autre. La chute du bouquin est sublime.
Voilà, si entre vos lectures légères d'été vous avez envie de vous plonger dans quelque chose de court, de divinement bien écrit et de profondément beau, Patrick Ness est encore là.

Dorothea Lange - Phaidon éditions

Cet article risque un peu de partir dans tous les sens, désolée d'avance ;) J'ai découvert la photographe Dorthea Lange en lisant Les raisins de la colère de Steinbeck. La Grande Dépression, j'en avais entendu parlé pendant les cours en histoire, en économie, mais je n'avais jamais pris sa réelle mesure. Je m'imaginais ça comme une époque où la vie était très dure, mais je n'avais pas conscience qu'on mourrait tout simplement de faim. J'ai oublié cette période, la relègant à un vague concept dans les dissertations. Et puis j'ai lu les raisins de la colère et j'ai pris une immense claque. Le style de l'auteur, la dureté de l'histoire, le courage de ses gens, les conditions de vie. Je n'ai pas pu détacher mes yeux du livre, et après sa lecture, j'ai du lire en anglais et en français pour être sûre de ne rien manquer, comment c'est arrivé, pourquoi, quelles conditions, quelles solutions... J'ai du lire le nom de Dorthea Lange et voir quelques unes des photos pendant ma recherche. Mais je n'ai pas fait le rapprochement tout de suite. C'est quand j'ai vu la couverture de mon livre des raisins, que j'ai percuté. Et j'a i découvert un travail magnifique.
Dorothea Lange est capable de prendre en photo la misère, en mettant en avant la dignité et le courage et non pas la pitié. On perçoit une certaine révolte dans ses clichés, mais cela reste toujours discret: on est dans la photographie documentaire. Les photos disponibles sur internet n'étant pas suffisante à mon goût, j'ai voulu chercher un ouvrage qui m'en dise plus sur sa démarche. Or les livres de photographie, ça coûte trèèèès cher en général. Donc j'avais laissé ça de côté. Jusqu'à ce que je tombe sur la collection "55".
J'ai pu me procurer pour 4,70 l'essentiel du travail de la photographe commenté. Des commentaires pertinents, qui situent la photo dans son époque, par rapport au vécu de l'auteur, au vécu du sujet photographié. J'ai dévoré ce bouquin.

Alors évidemment, pour les amateurs de Beaux Livres ce n'est pas l'idéal. C'est une collection poche, en 14x16 cm, broché, une lecture le dos du livre est déjà décollé. Mais les photos et le papier sont de très bonne qualité. Et le contenu l'est aussi. Peut être pas assez technique pour des photographes professionnels (si vous souhaitez savoir quel objectif avec quel isométrie et quelle pellicule, ce n'est pas le livre qu'il vous faut) mais tout à fait pertinent pour les curieux.

Quelques unes de ses photos ici... Mais ce n'est pas tout (je vous avais dit que cet article serait un peu chaotique hein!). J'ai découvert en lisant ce bouquin quelque chose dont je n'avais jamais entendu parler: les War Relocation Centers. Qu'apprend-t-on à l'école? Je vous le demande. En gros de ce que j'ai compris, ce sont des camps d'internement aux Etats-Unis, où des japonais-américains ont été internés suite à l'attaque de PearlHarbour en préventif.

En français l'article wikipédia est très euh? succinct, mais en anglais il est beaucoup plus complet. Je vais donc m'intéresser à la question. Si par hasard vous connaissiez des romans / témoignagent qui relatent ces évènements, cela m'intéresserait :) Je mens un peu quand je dis que je n'en avais jamais entendu parler, cette chanson du groupe Fort Minor (groupe solo de Mike Shinoda rappeur du groupe Linkin Park) est à ce propos, mais je n'avais jamais compris de quoi cela parlait vraiment:
My father came from Japan in 1905
He was 15 when he immigrated from Japan
He worked until he was able to buy to actually build a store

Let me tell you the story in the form of a dream,
I don't know why I have to tell it but I know what it means,
Close your eyes, just picture the scene,
As I paint it for you, it was World War II,
When this man named Kenji woke up,
Ken was not a soldier,
He was just a man with a family who owned a store in LA,
That day, he crawled out of bed like he always did,
Bacon and eggs with wife and kids,
He lived on the second floor of a little store he ran,
He moved to LA from Japan,
They called him 'Immigrant,'
In Japanese, he'd say he was called "Issei,"
That meant 'First Generation In The United States,'
When everybody was afraid of the Germans, afraid of the Japs,
But most of all afraid of a homeland attack,
And that morning when Ken went out on the doormat,
His world went black 'cause,
Right there; front page news,
Three weeks before 1942,
"Pearl Harbour's Been Bombed And The Japs Are Comin',"
Pictures of soldiers dyin' and runnin',
Ken knew what it would lead to,
Just like he guessed, the President said,
"The evil Japanese in our home country will be locked away,"
They gave Ken, a couple of days,
To get his whole life packed in two bags,
Just two bags, couldn't even pack his clothes,
Some folks didn't even have a suitcase, to pack anything in,
So two trash bags is all they gave them,
When the kids asked mom "Where are we goin'?"
Nobody even knew what to say to them,
Ken didn't wanna lie, he said "The US is lookin' for spies,
So we have to live in a place called Manzanar,
Where a lot of Japanese people are,"
Stop it don't look at the gunmen,
You don't wanna get the soldiers wonderin',
If you gonna run or not,
'Cause if you run then you might get shot,
Other than that try not to think about it,
Try not to worry 'bout it; bein' so crowded,
Someday we'll get out, someday, someday.

As soon as war broke out
The F.B.I. came and they just come to the house and
"You have to come"
"All the Japanese have to go"
They took Mr. Ni
People didn't understand
Why did they have to take him?
Because he's an innocent laborer

So now they're in a town with soldiers surroundin' them,
Every day, every night look down at them,
From watch towers up on the wall,
Ken couldn't really hate them at all;
They were just doin' their job and,
He wasn't gonna make any problems,
He had a little garden with vegetables and fruits that,
He gave to the troops in a basket his wife made,
But in the back of his mind, he wanted his families life saved,
Prisoners of war in their own damn country,
What for?
Time passed in the prison town,
He wanted them to live it down when they were free,
The only way out was joinin' the army,
And supposedly, some men went out for the army, signed on,
And ended up flyin' to Japan with a bomb,
That 15 kilotonne blast, put an end to the war pretty fast,
Two cities were blown to bits; the end of the war came quick,
Ken got out, big hopes of a normal life, with his kids and his wife,
But, when they got back to their home,
What they saw made them feel so alone,
These people had trashed every room,
Smashed in the windows and bashed in the doors,
Written on the walls and the floor,
"Japs not welcome anymore."
And Kenji dropped both of his bags at his sides and just stood outside,
He, looked at his wife without words to say,
She looked back at him wiping tears away,
And, said "Someday we'll be OK, someday,"
Now the names have been changed, but the story's true,
My family was locked up back in '42,
My family was there it was dark and damp,
And they called it an internment camp

When we first got back from camp... uh
It was... pretty... pretty bad

I, I remember my husband said
"Are we gonna stay 'til last?"
Then my husband died before they close the camp.

Il y a un autre ouvrage de Dorothea Lange sur le sujet mais je vais essayer d'élargir ma culture photographique à d'autres artistes (ou plutôt créer ma culture photographique :p). Justement le livre évoque une autre femme photographe Margaret Bourke-White, qui fut la première correspondante de guerre de l'armée américaine, elle a aussi pris des photos sur cette thématique mais sous un autre angle (celui de la pitié d'après Mark Durden), et elle a couvert divers conflits. Peut être est-ce ma prochaine cible. Si vous avez de photographes à me conseiller, je serais ravie de découvrir :)

Le tour du monde à vélo - Françoise et Claude Hervé


C'est l'histoire d'un couple qui un jour décide de prendre son destin en main. Ils sont faces au choix que nous avons tous à faire un jour : vivre comme nous le souhaitons ou vivre comme nous le devrions. Ils décident de ne pas sacrifier leur rêve de jeunesse, à savoir voyager, et se lance dans un périple de 14 ans à vélo au tour du monde.

J'ai été un peu déçue par ce récit de voyage, il est très narratif, le livre est plutôt court et fait un catalogue de ces 14 années de voyage plutôt qu'un réel récit. C'est vraiment très descriptif, les voyageurs se focalisent parfois sur des détails tels que la météo. Or ce n'est pas ce que j'attendais. J'attendais plus de ressenti, quelque chose de plus profond. Que retiennent-ils des rencontres? Comment ont-ils eux vécu de l'intérieur ce voyage?  Étonnement, c'est à partir du moment où Françoise tombe enceinte que le livre m'a vraiment intéressé. En effet, j'ai apprécié que les voyageurs nous expliquent la logistique, la façon dont ils s'y sont pris, les questions qu'ils se sont posés pour continuer le voyage avec un bébé. Les changements que cela implique, la répercussion sur l'éducation, dans le regard des gens. Finalement, cela a apporté la profondeur qu'il manquait un peu au récit.

Une lecture en demi-teinte donc, qui ne m'a pas fait rêvé pour un sou, mais qui m'a permis de prendre conscience qu'on peut quand même voyager quand on a des enfants, tout est une question de volonté, et ça c'est encourageant!

Les bonbons chinois - Mian Mian

Sex, drug and rock & roll !!! La jeune génération chinoise rattrape le temps perdu dans sa course à l'occidentalité, pour le meilleur et pour le pire. Chronique des années 1989-1996, Les Bonbons chinois de Mian Mian est le récit d'une adolescente plongeant dans la drogue, l'héroïne plus précisément, qui va transformer sa vie et celle de ses amis en une lente déperdition de soi et une perte totale de repères. Prostitution et délinquance, alcoolisme et cures de désintoxication, le quotidien de la jeune fille s'enfonce dans les cercles de l'enfer avec pour seul espoir : préserver un amour impossible pour un guitariste de rock, du nom de Saining, aussi junky et désabusé qu'elle. Ces bonbons chinois ont un drôle de goût, plus amers que doux. La pilule a du mal à passer. Après s'être fait connaître du grand public pour son recueil de nouvelles Lalala et avoir flirté avec la censure, Mian Mian, âgée aujourd'hui de 31 ans, livre avec Les Bonbons chinois son premier roman. Surprenant de violence – parfois jusqu'à l'agacement ! – la jeune écrivain parvient à restituer le malaise d'une génération perdue. --Denis Gombert

Mon avis: J'ai beaucoup aimé ce roman, pour sa violence, pour son style, pour son ambiance rock'n'roll trash... Mais aussi parce qu'il casse les clichés que l'on a sur la Chine. J'ai des amis chinois, je suis allée en Chine, et j'ai souvent entendu des choses sur ce pays et soi-disant absence de révolte, de modernité totalement déconnectées de la réalité. La Chine a aussi ses Punks, ils sont justes arrivés plus tard qu'en Europe, le temps de s'ouvrir. Pour le meilleur, pour le pire. L'histoire est difficile, lente, ponctuée par l'euphorie de la drogue et la descente, la musique Rock'n'roll, les clubs underground. L'histoire d'une jeunesse qui se perd dans le changement, qui essaye de s'inventer. Qui se détruit aussi.  Une histoire d'amour douloureuse, empreinte d'égoisme et de complicité, d'un peu d'espoir et de beaucoup de craintes. Un livre qui prend aux tripes.


"Si je l’aimais ? C’est quoi, aimer ? Parfois il était mon soleil, parfois une dague qui me perçait le coeur. Je ne sais pas si c’est ça, l’amour."
"Sa guitare sèche rendait un son clair et naturel mais ça débordait d’héroïne, à en glacer l’univers. " "Il disait que vivre était souffrir, que ça vous procurait une liberté infinie quand vous aviez compris ça."

Memory of retrocity

MEMORIES OF RETROCITY Le journal de William Drum ;
Roman de Bastien Lecouffe Deharme
Collection Graffics
Date de parution : Disponible Format : A4 – 123 pages ISBN : 978-2-918719-14-4
Prix public : 30.00 €           5% de remise pour tout achat sur le site, soit 28,50 euros.
Illustration de couverture : Bastien Lecouffe Deharme
Plus de 120 pages illustrées, contant l’histoire d’un homme au destin brisé, perdu dans l’effrayante et mystérieuse RETROCITY. Postface d’Alain DAMASIO.
4ème de couverture
À la veille de l’hiver 2004, William Drum, ex-inspecteur de la police criminelle de Chicago, est exilé par ses supérieurs à Retrocity. Cité déchue, fermée sur elle-même, que l’on tente de faire disparaitre des consciences depuis plus d’un demi-siècle. À l’aide d’une machine à écrire trouvée dans son appartement, William se lance dans la rédaction de son journal de bord, et s’enfonce dans la ville. Une ville hors du temps, que les citoyens ont depuis longtemps désertée. Une ville où la mécanique remplace les organes humains. Une ville malade et rongée par un étrange virus. Une ville de laquelle on ne revient pas.
Mon avis :
Est-ce un roman graphique ? Un journal intime illustré ? Un chef d’œuvre en tout cas !
Un flic ayant commis une bévue de taille se retrouve exilé à retrocity, une ville qui semble figée dans le temps. Exclue du reste du monde par des murailles dans les années 50, elle a poursuivi son développement seule...mais pourquoi ? Je ne vous le dirais pas !
Si je ne peux vous dévoiler l’intrigue, je vais essayer de vous donner un aperçu de l’ambiance.
En pénétrant dans rétrocity, vous allez parcourir des allées sombres, glauques, sales, sans pouvoir réellement comprendre d’où vient cette sensation malsaine. Un bourdonnement étrange parviendra à vos oreilles mais vous ne saurez dire s’il vient des freaks que vous croiserez, de votre solitude ou simplement de votre folie. Pourtant, vous ne pourrez pas vous détachez des mots qui imprimés dans le journal de notre policier, pas plus que des illustrations splendides qui racontent elles aussi la ville de retrocity. Chaque page est un tableau, levant un pan du mystère ou entraînant une question de plus.
Telle est la force de ce livre, l’envoutant et le repoussant se côtoient, le destin inéluctable du personnage fascine.  Le texte et l’illustration se mêlent sans pour autant s’éclipser.
L’objet en lui-même est un petit bijou, le papier et l’impression sont d’une qualité remarquable.  L’exemplaire était accompagné de reproduction de certaines illustrations, format A5 : l’une d’elle trône fièrement encadrée dans mon salon.
Alors je conçois que le prix de ce livre paraisse élevé, 30€ ce n’est pas rien. J’ai moi-même attendu un  booon moment avant de me lancer.  Mais honnêtement, je ne regrette pas. L’histoire vaut le détour, le travail réalisé par l’auteur et l’illustrateur est remarquable. On ne s’est pas moqué de nous les enfants !
 Pour vous convaincre une petite vidéo ici :
http://vimeo.com/20719973

Zombies contres licornes



Auteurs : Justine Larbalestier , Holly Black
Traduction : Anne-Elisabeth Lozano
Date de parution : novembre 2011 Inédit
Langue d'origine : Anglais US
Type d'ouvrage : Recueil
Nombre de pages : 376
Age minimum : 16 ans
Résumé 
Holly Black, amoureuse des licornes, et Justine Larbalestier, fan de zombies, se sont lancé un formidable défi : convaincre le plus de lecteurs possible de rejoindre leur camp ! Deux équipes de six auteurs célèbres ont choisi leur créature préférée... Et répondent à des questions telles que : Savez-vous comment élever un bébé licorne ? Accepteriez-vous de devenir zombie par amour ? Certains people seraient-ils des zombies ? Une licorne peut-elle vous débarrasser de votre ex ? Et surtout, comment éviter de manger son petit ami quand on est un zombie ? Maintenant, à vous de choisir votre camp !

Mon avis
Comme le résumé ne l’indique pas, ce livre est une anthologie, dirigée par Justine Larbalestier (auteur de Menteuse et d’essais sur la femme et le féminisme en SF, épouse de Scott Westerfeld) et Holly Black (Les chroniques de Spiderwick). Si cela ne suffit pas à gagner votre confiance, regardez un peu les auteurs réunis pour ce livre :
- Libba Bray
- Meg Cabot
- Cassandra Clare
- Alaya Down Johnson
- Kathleen Duey
- Maureen Johnson
- Margo Lanagan
- Garth Nix
- Naomi Novik
- Diana Peterfreund
- Carrie Ryan
- Scott Westerfeld

S’ils ne sont pas tous publiés en France, ils bénéficient tous d’une certaine renommée dans les pays Anglophones.

Le travail effectué par les deux anthologistes est de qualité : les nouvelles sont d’une qualité plus ou moins équivalente, l’ordre choisi est pertinent, les textes ne se ressemblent pas trop.
J’avais un peu peur de m’ennuyer en lisant la partie licorne mais non pas du tout. L’ensemble de l’anthologie est vraiment très divertissante, je me suis éclatée dans ma lecture. C’est un réel plaisir à lire, honnêtement, je dirais que c’est un livre pour s’amuser. On n’en tire pas de réflexion philosophique, on n’en sort pas changé mais on prend du bon temps…
Et on sent que les gens qui ont travaillé sur l’ouvrage aussi : à chaque nouveau récit, les directrices ajoutent un petit commentaire en se chamaillant sur qui des zombies ou des licornes sont les meilleurs….

Idéal pour l’hiver, pour se changer les idées, ou quand on n’a pas envie de lire un pavé. Le genre de livre qu’à peine fini, j’ai envie de pouvoir prêter à tout le monde !

Quelques petits points supplémentaires :

- les commentaires des directrices pourront en agacer certains ;

- c’est plutôt de la littérature jeunes adultes/ados, j’ai lu sur plusieurs sites que le livre est conseillé à partir de 16 ans : de mon point de vue, cela dépend vraiment de la personne qui lit. Certains textes sont effectivement assez violents. Je ne ferais pas lire ça à un gamin de 12 ans, mais à un de 14 ans pourquoi pas (par exemple Hunger Games est ok dès 13 ans). Il y a de la romance, un peu de sexe sous entendu, mais rien de bien méchant.

- J’ai été un peu dérangée par le vocabulaire parfois très familier employé par les auteurs. Quand je lisais une ou deux nouvelles ça ne me posait pas de problème. Mais après 4 textes d’affilée, cela de vient parfois un peu lourd. Pourtant, je déteste les dialogues trop polis qui sonnent faux.