vendredi 24 juillet 2015

A marche forcée : les oubliées de la croissance chinoise - Samuel Bollendorff

Je suis passionnée par la Chine, je suis déjà allée dans ce pays deux fois, j'essaye tant bien que mal d'en apprendre la langue, l'histoire et les traditions... bref, si demain on me disait tu t'expatries l'épicière, choisis ton point de chute : ça serait la Chine.
Pour autant, je pose un oeil critique sur le pays et sa politique, loin de moi l'idée d'oublier que derrière sa vitrine flamboyante, sa croissance, se cache une vie bien moins reluisante pour certaines population (le Yunnan, la population Ouïghour, les exemples ne manquent pas).

Etant également très intéressée par la photographie, j'ai sauté sur l'occasion lorsque ventes privées a dégriffée de nombreux livres d'arts.

A marche forcée : les oubliées de la croissance chinoise - Samuel Bollendorff


Description de l'éditeur
Samuel Bollendorff a réussi à braver les interdits pour prouver l’incroyable violence d‘une Chine qui avance à marche forcée, miroir d’une économie mondiale qui s’emballe…
Oubliés de la croissance, à la merci des pouvoirs corrompus, trois quarts des cinq cent millions de paysans chinois vivent aujourd’hui en dessous du seuil de pauvreté.

À Marche forcée présente l’envers du décor social et écologique du « miracle économique » chinois : les mines de charbons et leur lot de morts quotidiens, les cancers liés aux pollutions, les usines de jouets aux cadences délirantes, les expropriations terriennes des paysans du Hanyuan, les villes rasées.
« Le photographe opte pour une esthétique et des couleurs qui confèrent à son travail un sens dramatique, sans tomber dans le misérabilisme ou le mélo compassionnel. Il bascule dans la durée : un temps pour créer des liens, pour restituer de l’épaisseur humaine, de la pensée, en donnant aussi à la parole, aux mots, un statut bien particulier… » (Magali Jauffret)

Ouvrage édité avec le soutien d’Amnesty International


Ce que j'en ai pensé 

Soyons honnête, cet ouvrage ne m'a pas appris grand chose, étant pas mal documentée sur les questions sociales en Chine. Pour autant, je l'ai trouvé bien conçu, les textes d'accompagnement sont faciles d'accès, concis et soulignent la photographie sans alourdir la lecture ou eclipser l'image.
Parlons des images, je ne suis pas une spécialiste de l'analyse photographique, je n'utiliserais donc probablement pas le bon vocabulaire :

J'ai adoré le travail photographique. Les images dégagent une ambiance, où l'homme est à la fois au centre de son environnement, le sujet... et à la fois perdu dans cet environnement. Les photos ont une force authentique, ancrée dans le quotidien des personnes photographiées. Les couleurs choisies, le grain permettent selon moi de retranscrire cette industrialisation de la Chine, la poussière, la terre, la fumée. On a envie d'en savoir plus sur ces visages, sur leur vie.

Si vous avez l'occasion de vous le procurer, c'est un bel ouvrage pour une prise de conscience.


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