mercredi 8 juillet 2015

La volonté du Dragon - Lionel Davoust

Une reine dont les yeux émeraude lisent l’avenir…
Un enfant-roi, passablement fou, gardien d’un savoir oublié…
Du déroulement de leur partie d’échecs pourrait bien se décider l’issue de la guerre…
Entre les derniers royaumes libres et les forces d’invasion de l’Empire d’Asreth se dresse l’imprenable Qhmarr, petit pays à peine sorti de l’ère médiévale. Gouverné par un roi trop jeune et un conseiller trop confiant, il ne devrait représenter dans le plan de conquête de l’Empire qu’une note de bas de page. Et alors que le généralissime D’eolus Vasteth s’emploie à négocier les modalités d’une reddition diplomatique, déjà, aux portes de la capitale, se presse l’implacable armada… La conclusion du conflit ne fait aucun doute. D’une manière ou d’une autre, Qhmarr passera sous pavillon asrien.
Pourtant, malgré la défaite annoncée, Vasteth découvre des dirigeants qhmarri inflexibles, prêts à confier le destin de leur nation à d’absurdes croyances ancestrales. À travers le défi lancé par l’enfant-roi, ce sont toutes les certitudes du généralissime qui vont se voir ébranlées, tandis que, sur la mer, les soldats meurent, simples pions sur un échiquier qui les dépasse…
Couverture : Cyrielle Alaphilippe

Mon avis 

Je suis tombée amoureuse de l'écriture de Lionel Davoust en lisant "L'île Close" dans l'anthologie "De Brocéliande en Avalon".  J'adore lire son blog car je trouve ses propos intelligents et intéressants. Bref, j'attendais avec impatience de me procurer un de ses romans... J'avais envie de retrouver cette poésie du texte, le plaisir de la lecture bref, quand j'ai emprunté le livre à la bibliothèque j'étais dans d'excellentes dispositions.
Malheureusement, la lecture ne s'est pas si bien passée. 
Tout d'abord, j'ai eu beaucoup de mal à me faire aux noms des deux empires, la situation d'exposition m'a parue trop rapide ou trop confuse, j'ai dû relire plusieurs fois les premières pages avant de savoir vraiment où j'en étais. Fatiguée par la chaleur peut-être?
Ensuite, j'ai eu beaucoup de mal me sentir concernée par le sort des personnages, le roman est très court, et l'ensemble du récit est focalisé sur une bataille navale. On le suit certes à travers les yeux de quelques personnages, mais honnêtement, je me suis plus sentie triste à l'idée de la destruction du bateau qu'à l'éventuelle mort d'un protagoniste, puisqu'on ne les connait qu'à travers leur fonction de marin sans une occasion de vraiment les percer à jour.
Et pourtant je n'y connais rien en bateau (ça m'aura au moins permis de découvrir qu'un croiseur est fait pour aller en marche avant et vite. ). Il est question de stratégie militaire, de technologie un peu magique, mais finalement, en une centaine de page tout n'est qu'effleuré. J'ai trouvé cette lecture frustrante, un méchant empire veut annexer un autre méchant empire. Soit, ça me fait une belle jambe, si encore on avait eu l'occasion d'approfondir le concept de ce colonialisme mais non, même pas. En plus je n'ai pas aimé l'issue du combat :(
Pourtant, je n'ai pas le sentiment que l'auteur y soit pour grand chose dans cette déception. On ne peut pas s'attacher aux personnages : ils sont là en tant que pion sur l'échiquier, c'est le concept même du récit.
Je ne peux pas me plaindre quant au trop plein de stratégie militaire ou de conquête, je peux passer des heures à jouer à Civilization ou Empire Earth. Théoriquement, j'adore ça.
Le livre est merveilleusement bien écrit,  le rythme est soutenu puisque même sans m'être sentie touchée par l'histoire, je l'ai fini en une soirée.
La raison de ma déception, ce sont simplement mes attentes. Je ne m'attendais pas à un récit centrer à ce point sur le combat. Je m'attendais à plus d'information sur l'univers d'Evanégyre, je m'attendais à quelque chose de plus épique ou magique peut-être? Je suis vraiment triste de ne pas avoir su accueillir ce texte sans idées préconstruites, car je me suis privée toute seule d'une bonne lecture. 
Je réitérerai donc ! (Voilà, une chronique pour dire, je n'ai pas apprécié cette lecture, mais j'en veux encore parce qu'au fond, c'était quand même bien. Paradoxe quand tu nous tiens).



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