vendredi 29 janvier 2016

Everest (2015) - Baltasar Kormákur


Synopsis :


Inspiré d'une désastreuse tentative d'ascension de la plus haute montagne du monde, Everest suit deux expéditions distinctes confrontées aux plus violentes tempêtes de neige que l'homme ait connues. Luttant contre l'extrême sévérité des éléments, le courage des grimpeurs est mis à l'épreuve par des obstacles toujours plus difficiles à surmonter alors que leur rêve de toute une vie se transforme en un combat acharné pour leur salut.




Mon avis:


Je m'attendais à un banal film catastrophe (c'est mon péché mignon) avant de me rendre compte qu'en fait, il est adapté de l'autobiographie de Jon Krakauer "Tragédie à l'Everest". Il avait en effet couvert pour un reportage les deux premières expéditions de la saison d'alpinisme sur l'Everest en 1996, où huit alpinistes ont trouvé la mort, soit l'un des bilans les plus meurtriers.

J'ai été littéralement soufflée par ce film. Ce n'est pas un film catastrophe dans le sens où on l'entend habituellement, avec une situation périlleuse, un héros et une fin grandiloquente.
Il s'agit du récit d'une aventure périlleuse, entreprise par des personnes réelles, dans des conditions extrêmes.

Le sommet de l'Everest se trouve à presque 9000 mètres d'altitude, au dessus de 8000 mètres, on appelle ça la "dead zone", car on ne peut y survivre qu'un nombre limité d'heure à cause du manque d'oxygène.

On va suivre l’ascension des deux expéditions pendant les deux jours. C'est très intéressant de voir comment cela se prépare, de voir les effets de l'altitude sur le corps humain, mais aussi de se rendre compte que peu importe l'expérience face à la nature. Tu peux la défier, mais alors il faut accepter de perdre.

C'est un film qui m'a amené à me poser plein de question :
- quelle est la véritable histoire?**
- qui était ces gens?
- Comment peut-on avoir l'idée saugrenue de vouloir mourir sur le toit du monde?
- Il y a-t-il de la vie en haute altitude?
- Quels sont les effets de l'altitude?
- Et toutes les questions éthiques que cela peut entraîner **

(**articles informatifs mais publiant des photos de cadavres gelés ou d'engelures très sévères)...

J'ai donc lu tous les articles relatifs à cette histoire sur wikipédia, regarder des documentaires, et dès que j'ai fini cette immense PàL qui m'attend, j'ai hâte de commander le livre de Jon Krakauer et celui d'Anatoli Boukreev qui donnent tous les deux un éclairage différent sur ce même événement (j'espère notamment avoir une idée des motivations de ces alpinistes de l'extrême, car ça me dépasse vraiment).
C'est ma lubie du moment, ça me fascine et ça m'intrigue. Pas tant la catastrophe, ce n'est pas un intérêt morbide, c'est plutôt un questionnement sur ce qui pousse l'homme à dépasser à ce point ses limites. Et sur ce que l'on sait de la survie à cette altitude.

Je n'aurais jamais toutes les réponses, mais j'ai déjà appris énormément de choses : sur l'alpinisme, sur la controverse quant aux expéditions commerciales en haute altitude, la pollution des sites, l'utilisation de l'oxygène, l'adaptation des populations indigènes.

Ce n'est peut être pas le film de l'année 2015, mais c'est un film déclencheur, qui m'a remué et m'a vraiment donner envie de comprendre et d'apprendre... Et pour moi, ça en fait un très bon film.




jeudi 28 janvier 2016

Comment rater son escapade à Trêves...

Bon bon bon... le week-end dernier, je me faisais une joie d'aller revoir les Thermes à Trêves. C'était prévu depuis un bail... Sauf qu'entre la neige, le verglas et ma gastro, j'ai douté, j'étais prête à renoncer... Et puis, finalement, je me suis sentie un peu mieux, et tout a dégelé... On s'est dit que c'était un signe.

Oui mais en fait non.


Traduction pour les non-germanistes : c'est ballot, mais bon, on savait pas trop quel temps il ferait samedi, alors on a décidé de fermer les thermes, vous pourriez glisser et nous faire un procès.
Ouais, comme tu peux le constater Auguste lecteur, quand il fait plus de 5°C, il n'y a plus de neige ni de verglas. Mais bon, la sécurité avant tout.





La journée n'a pas été perdue, j'ai pu manger chez Nordsee comme le veut la tradition chez nous (mais ils n'avaient plus mon plat préféré ni celui de mon mari, y'a des jours comme ça!) et j'ai pris quelques photos orientées Street Art avec un cadrage foireux. On fera mieux la prochaine fois ;)

Parfait pour les petites curieuses ;) - Jardin Commun TuFa

Le maître au travail - Jardin Commun TuFa
Ici, grenouilles! - ça m'a fait rire parce qu'effectivement, ce chemin piéton était sacrément mouillé et boueux, splosh, splosh les grenouilles!


Crois en toi! 

mercredi 27 janvier 2016

Lire J.R.R Tolkien - Vincent Ferré


Résumé :

Plus de 70 après son apparition sur les rayons des libraires, J.R.R. Tolkien continue ce paradoxe d’être à la fois connu et méconnu.
A tel point que des média voulant se faire l’écho de l’actualité se retrouve à dire à peu près n’importe quoi et véhiculent à leur tour une certaine ignorance.
Vincent Ferré a ici posé des questions essentielles sur Tolkien et son œuvre, à l’usage de “tous les lecteurs de Tolkien et à tous ceux qui ne savent pas encore qu’ils vont le devenir.”

Mon avis :


Habituellement, je ne commente pas trop mes lectures de "non-fiction", ne voyant pas trop comment m'y prendre. Mais cette fois, il s'agit de "Lire JRR Tolkien" de Vincent Ferré, et vous savez à quel point j'aime Tolkien, donc je vais faire une exception.

A qui s'adresse ce livre? Je dirais aux personnes intéressées par l'œuvre de Tolkien et son étude, sa construction, sa réception, ses liens avec d'autres œuvres littéraires, son articulation...

Pour moi ce n'est pas le livre dans lequel se lancer avant d'avoir lu plusieurs œuvres de l'auteur (je dis bien lu et pas vu ;) ).  Je pense qu'on peut commencer à apprécier le livre en ayant lu le seigneur de anneaux et le hobbit, mais l'idéal serait également d'avoir pris connaissance du Silmarillion. En effet, il me parait compliqué de comprendre les tenants et les aboutissants des réflexions si l'on n'a jamais posé un œil sur les œuvres "principales" de l'auteur.

J'ai personnellement lu de nombreux articles sur les écrits de Tolkien, que ce soit sur elbakin.net ou Tolkiendil, je ne suis pas une érudite, loin de là, mais j'ai une bonne connaissance des sources d'inspiration de l'auteur, du paratexte, bref, je me suis déjà rencardée sur la question.

Je ne me suis pas du tout sentie perdue en lisant l'essai et j'ai découvert plein de choses que je ne connaissais pas encore (comme quoi le sous-titre bateau ne ment pas ;) ).  La lecture est très fluide et le découpage des chapitres très pertinents. Ils permettent en effet de faire le tour d'une question en une seule lecture (les chapitres font une vingtaine de pages), on peut s'arrêter et reprendre un autre chapitre plus tard. Les chapitres peuvent être lus indépendamment, tout en se répondant les uns aux autres.
Chaque chapitre est enrichi par les précédents, il n'y a pas de répétitions des notions vues précédemment, mais pour autant, la rédaction a été faite de telle manière que ne pas avoir lu l'un ou l'autre chapitre n'est pas pénalisant pour comprendre la notion en cours de traitement. En revanche, on se privera d'une vue d'ensemble et de la progression dans les thématiques.

Beaucoup de choses m'ont plu. Une large place est laissée à ce qui touche à l'édition même des livres : les questions de traduction, de tomaison, de réception de l'œuvre. C'est  vraiment très intéressant de voir l'évolution de celle-ci, avant l'adaptation par Peter Jackson et après. Très intéressant aussi de découvrir  les liens entre les différentes histoires racontées dans la terre du milieu.
Cela m'a permis d'approfondir l'aspect philologique de l'oeuvre, mais aussi de découvrir l'importance,  (ou plutôt de comprendre pourquoi ces écrits sont importants) de Beowulf ou du mythe arthurien dans l'œuvre de Tolkien. Sans oublier l'importance de Christopher Tolkien dans la parution des œuvres posthumes et le travail de titan qu'il a accompli.

C'est aussi un très bon guide selon moi pour prioriser mes prochaines lectures : j'y vois beaucoup plus clair dans les tomes de l'histoire de la terre du milieu notamment et dans les différentes éditions.  Et la bibliographie commentée à la fin du livre est très éclairante.
Mais cela m'a donné énormément envie de m'ouvrir à d'autres lectures : j'ai lu enfant plein de choses autour du mythe arthurien et des mythes du moyen âge, j'ai complètement oublié ce dont il s'agit. Et j'ai très envie de m'y replonger.

C'est vraiment un essai très bien fait. Honnêtement, c'est le genre de livre que j'apprécie énormément de lire après avoir lu le Silmarillion car il met en lumière plein de choses. Bref... un gros coup de coeur!

Sommaire
Introduction : « Re/lire Tolkien »
Abréviations des éditions citées
Première partie : Une œuvre aux multiples facettes
Chapitre 1 – Une œuvre née des livres et du monde
Chapitre 2 – Du journal de Bilbo au Livre Rouge : qui a écrit Le Seigneur des Anneaux ?
Chapitre 3 – Miroirs déformants : le Livre Rouge, Le Hobbit et Le Seigneur des Anneaux
Chapitre 4 – Tolkien critique et écrivain : sur Le Retour de Beorhtnoth, Les Enfants de Húrin et Le Seigneur des Anneaux
Chapitre 5 – Du mot à la fiction, Tolkien et la philologie fictionnelle
Chapitre 6 – Le fils à l’œuvre : J.R.R. Tolkien comme « objet » philologique et centre d’une fiction
Deuxième partie : Une œuvre aux mille vies (Tolkien et sa postérité)
Chapitre 1 – « Tolkien juge de Peter Jackson : trois adaptations cinématographiques du Seigneur des Anneaux (Z[immerman], Bakshi et Jackson) »
Chapitre 2 – J.R.R. Tolkien est-il un auteur pour la jeunesse ?
Chapitre 3 – La réception de J.R.R. Tolkien en France (1) : 1973-2001
Chapitre 4 – La réception de J.R.R. Tolkien en France (2) : 2001-2014
Chapitre 5 – La Terre du Milieu, un monde en expansion infinie ?
Chapitre 6 – Les tuteurs de l’arbre : réécritures et pulsations du monde fictionnel
Troisième partie : Représentations et recréation du Moyen Âge
Chapitre 1 – A l’ombre de Tristan : figures de l’amour chez Tolkien
Chapitre 2 – Beren, Túrin, Aragorn et la fatalité de l’amour
Chapitre 3 – Retour et déroute du roi : lectures politiques d’Arthur chez Tolkien
Chapitre 4 – Vers une autre définition de la royauté : l’ennoblissement et le mérite (Aragorn, Gilles de Ham)
Conclusion
Bibliographie
Remerciements
Table des matières

mardi 26 janvier 2016

mardi c'est poésie ! (14) - Le blog l'orbe du Bouclier

Vil Faquin publie sur son blog L'orbe du Bouclier, une poésie qui se promène entre mythe et quotidien Je découvre tout juste et j'aime beaucoup. Deux extraits pour vous donnez envie d'en lire un peu plus!

#44 Rêvons

Au forfait sans condition de notre conscience,
Lorsque nous lâchons prise sur l’effervescence,
Adultères de nos velléités serviles,
Nous embrasons de nos fantasmes cieux et villes.

#39 Sentence

L’heure approche du verdict,
Dans ce couloir peint de vert.
L’heure approche du verdict,
On le rappelle aux enfers.

Trois jours, puis deux, puis un seul.
Long décompte intemporel,
Pour faire son propre deuil.
Qu’on la tourne, sa cervelle !

***

L’heure approche du verdict,
Encore un à fusiller,
Le second depuis janvier.
Drôl(e) de métier que la mort.
L’heure approche du verdict,
On se lève, nomme ses hommes
Et la victime on bâillonne.
C’est simpl(e) de donner la mort.

lundi 25 janvier 2016

Gabriel Katz - La marche du prophète - Aeternia T1



Aurélien Police

Résumé :

Tome 1 du cycle : Aeternia
Auteur : Gabriel Katz
Leth Marek, champion d’arènes, se retire invaincu, au sommet de sa gloire.  Il a quarante ans, une belle fortune et deux jeunes fils qu’il connaît à peine. C’est à Kyrenia, la plus grande cité du monde, qu’il a choisi de les élever, loin de la violence de sa terre natale. Lorsqu’il croise la route d’un culte itinérant, une étrange religion menée par un homme qui se dit prophète, l’ancien champion ignore que son voyage va basculer dans le chaos.
Dans le panier de crabes de la Cité mère qui prêche la Grande Déesse, où les puissants du Temple s’entredévorent, une guerre ouverte va éclater entre deux cultes, réveillant les instincts les plus noirs. La hache de Leth Marek va de nouveau tremper dans le sang…
Le plus violent des combats est celui que l’on mène contre ses propres croyances.

Mon avis :


Comme Ayesha (de Ange) que j'avais adoré, ce roman parle avant tout d'une guerre de religion. Et surtout des manigances du pouvoir, de l'absence de place pour les scrupules et la morale dans les hautes sphères. 

Les premiers chapitres dressent un portrait rapide des personnages, qui laisse peu de place aux nuances, ce qui pendant quelques pages m'a fait un peu peur pour la suite. Mais cette entrée en la matière directe, sans fioritures, permet de s'approprier rapidement l'univers du livre, d'avoir une première impression sur Leth Marek et Varian (un novice qui vient de faire son entrée au Temple) et de s'épargner les débuts parfois trèèès longuets des séries de fantaisy.

Le décor est brièvement planté, et bam, on est immédiatement saisi par l'action. Pas un temps mort, pas une phrase superflue, Gabriel Katz parvient avec brio à dérouler son intrigue, nous dévoilant toutes les facettes de ses personnages, leurs aspirations... Et on se rend compte bien vite que ce qui se cache sous une apparente simplicité est finalement un beau sac de noeuds. Et si les personnages tirent sur le mauvais fil, ils pourraient bien finir par s'étrangler.

C'est vraiment le roman dans lequel se lancer quand on a envie de lire une histoire pleine d'action avec des personnages attachants ET un scénario qui vaille le coup. C'est fluide tout en étant bien écrit, il y a plusieurs niveaux de lecture, et un gros gros suspense. Bref, le genre de livres qui vous donne envie d'attaquer directement le tome 2.




samedi 23 janvier 2016

Souvenirs de Hambourg

En 2010, j'étais en Erasmus en Allemagne... Et j'ai eu l'occasion de visiter quelques villes dont Hambourg. La ville est connue pour sa vie nocturne et son sens de la fête (ou de la débauche, en tout cas, c'est pas joli à voir un vendredi soir).

Mais il y a bien mieux à faire la nuit tombée... Des canaux sillonnent la ville, et permettent un perpétuel jeu de miroir entre l'eau et l'architecture : le mieux reste encore de faire une mini-croisière et d'ouvrir grands les yeux pour le spectacle tout en lumière!



J'ai des fantasmes "sales".





vendredi 22 janvier 2016

Le charme du quatuor à cordes


Le quatuor à cordes est le plus souvent composé de deux violons, un alto et un violoncelle.

Je ne vais cependant pas vous parlez de musique classique car je n'y connais pas grand chose, mais simplement de ma découverte récente de mon penchant pour la famille du violon :
- le violon
- l'alto
- le violoncelle
- la contrebasse


Il m'arrive très souvent dans une bande originale, ou dans un morceau de classique de trouver un passage particulièrement poignant, enivrant...mais les orchestres étant immenses, c'est souvent difficile pour moi d'isoler l'instrument qui me fait vibrer.

C'est en écoutant Lindsey Stirling en live (vous savez, quand soudain la musique vous fait pleurer juste parce que c'est beau?), puis en tombant sur des morceaux par hasard (Ivo Sedlacek) sur YouTube que j'ai enfin pu déterminer mes instruments chouchous.

Comme je vous le disais, je ne connais pas très bien la musique classique, et j'ai donc du mal à trouver les morceaux qui mettent le mieux en valeur ces instruments à mes oreilles. Pour l'instant, il y a beaucoup de reprise pop ou de compositions contemporaines dans la playlist... Mais d'ici quelques temps, j'imagine qu'elle sera beaucoup plus variée, au fil de mes découvertes.

mardi 19 janvier 2016

Retour à Silence - Franck Ferric


Résumé

Roman de Franck Ferric
Collection Brumes étranges
Parution : Mars 2015
Format : 23,5 cm x 15,5 cm - 224 pages
Illustration de couverture : Pierre Le Pivain

Dans un monde que les guerres ont changé en un vaste désert hanté de dangers mortels, Alej vit en reclus. Seul dans une cabane de tôles, au milieu de nulle part, il subsiste, étranglé par ses souvenirs.

Un jour, les fantômes de jadis viennent frapper à sa porte pour lui rappeler que la mémoire qu’on enterre est la graine qui germe en cauchemars. Alej va alors devoir reprendre la route dont il avait juré se détourner. Rembobiner le fil de sa vie. Pour enfin régler son compte au passé, avant l’inverse.

A lire dans le même univers, LA LOI DU DÉSERT de Franck Ferric.

Il s’agit d’une version illustrée (25 illustrations Noir & Blanc et couleur). Pour découvrir certaines illustrations sur le site de l’auteur : BLACK-FLAG

Mon avis 


J'adore l'écriture de Franck Ferric et son univers aride. La loi du désert était un de mes coups  de coeur, il en va de même pour Retour à Silence.

Alej vit seul à Silence, il y a enterré sa vie passée et s'y est terré. Ce monceau de sable, il l'a nommé Silence, puisque personne ne viendra lui en disputer la propriété. Alej n'est pas un homme comme les autres, il cache des secrets mortels. Pour lui ou pour les autres? Il vous faudra plonger dans les pages du romans pour le savoir.

Alej est entour d'une brume de mystère, que l'on perce au fil de l'histoire, à travers des flash-backs maîtrisés et des réflexions au cour de son périple. Si l'on aime les voyages, on ne peut qu'aimer Retour à Silence, puisqu'il s'agit à la fois d'un chemin à travers le désert, mais aussi d'un cheminement vers lui-même pour le personnage. On s'oublie parfois à se faire oublier.

Pour autant, il ne s'agit pas d'un roman introspectif, l'auteur alterne entre rythme soutenu de poursuite aux allures de western et ambiance pesante, lente sous le soleil du désert. Chaque personnage est une rencontre fugace mais suffisante pour comprendre sa raison d'être, ses attentes. On s'attache aux habitants de cette terre brûlée.

C'est un roman qui m'a touché au coeur, qui parle de l'humanité avec simplicité et justesse, avec une écriture délicieuse, une poésie des paysages et des hommes dont il serait dommage de se passer. Le tout agrémenter des subtiles illustrations de Pierre Le Pivain.



lundi 18 janvier 2016

L'opéra de Shaya - Sylvie Lainé

Résumé & contenu


// Grand Prix de l'imaginaire 2015 \\
// Prix Bob Morane 2015 \\
// Prix Rosny aîné 2015 \\

So-Ann, née dans un vaisseau spatial, a du mal à s’habituer aux coutumes étranges et contraignantes des mondes où se sont établis les humains. Alors quand elle entend parler de Shaya, cette planète où la faune et la flore sont en totale empathie avec ses visiteurs, elle n’hésite pas une seule seconde. Mais en vérité, qui s’adapte à qui ? Quels mystères se cachent dans ce monde qui semble idéal ?
L’Opéra de Shaya est un space opera envoûtant et magique, accompagné de trois autres nouvelles tout aussi fortes et sensibles.
Sylvie Lainé est sans aucun doute l’une des plus belles plumes de l’imaginaire en France. Récompensée à maintes reprises, traduite en plusieurs langues, elle tisse depuis trente ans des histoires qui ne cessent de nous interroger sur notre humanité et notre rapport à l’autre.
Sommaire

Le paradis, c’est les autres ? - Préface de Jean-Marc Ligny
L'Opéra de Shaya (inédit)
Grenade au bord du ciel
Petits arrangements intra-galactiques
Un amour de sable (inédit)
Interview de Sylvie Lainé par Jean-Marc Ligny

Mon avis :


Est-ce parce que je suis particulièrement mauvais poil aujourd'hui? Est-ce parce qu'avec un tel nombre de prix, j'avais fixé la barre trop haute? Je ne sais pas, mais en tout cas, ce recueil n'est pas la rencontre  que j'espérai.

Commençons  par les points positifs : je trouve que l'auteur arrive à faire vivre ses univers avec talent ce qui donne de la profondeur à toutes les nouvelles. Je n'ai eu aucun mal à m'acclimater aux planètes, à les imaginer, et à m'y promener avec grand plaisir ! J'ai également aimé le style de l'auteur, qui atteint selon moi un très bel équilibre entre action, description et introspection, c'est très fluide tout en étant recherché, bref de ce côté là, c'est très bon. Enfin, je trouve que Sylvie Lainé trouve toujours des angles très originaux pour parler des êtres vivants et de leurs aspirations. Il y a vraiment de bons concepts à explorer.

Malheureusement, là où ça se gâte, c'est au niveau des personnages... ou en tout cas des personnages humains. Pour ainsi dire, la seule personne qui m'a réellement touchée, c'est le voyageur de petits arrangements intra-galactiques.
Pour le reste, je trouve les personnages très bateau, et très enclins à tomber amoureux au premier coup d’œil et à déborder de sentiments. Tout semble tellement rapide et couru d'avance que c'est très peu crédible, parfois même ennuyeux. Il y avait tant de choses à faire avec des univers aussi riche (il faut un roman complet sur Shaya. ou au moins une novella.), que je me sens frustrée de n'avoir eu "que ça".

Oui, je crois que c'est ça que je reproche à ce recueil. Son goût de trop peu, ses personnages finalement trop faciles quand il y a un tel potentiel d'exploration. 

vendredi 15 janvier 2016

Carnet Transcanadien - Olivier Barrot et Alain Bouldouyre


Résumé :


Olivier Barrot et Alain Bouldouyre ont embarqué un beau jour de décembre pour un voyage d'une demi-semaine, en train. Ils ont traversé la Prairie canadienne et les Rocheuses, de Toronto à Vancouver, des Grands Lacs au Pacifique. Par moins trente degrés, pendant quatre jours, ils ont pris leur temps, ils ont écrit, dessiné, rêvé... « Nous avions entendu parler d'un train traversant le Canada de part en part, survivance de l'époque des pionniers, archaïsme à peine concevable en une contrée de prairies et de lacs mais aussi de montagnes. Une sorte de Transsibérien d'Amérique, sur lequel nous avons commencé à nous renseigner. Ce que nous avons recueilli a ouvert la porte du rêve le train existait toujours, il fonctionne toute l'année et relie Toronto (Ontario) à Vancouver (Colombie-Britannique) dans les deux sens, il est plutôt bon marché. Nous pouvions partir en toute saison, et nous avons opté pour l'hiver - Gilles Vigneault l'avait proclamé à juste raison : « Mon pays, ce n'est pas un pays, c'est l'hiver ! » -4e de couverture-

Mon avis :

Si les aquarelles et les photos sont ma foi très jolies, je suis tout de même restée sur ma faim à la lecture de ce carnet de voyage. En effet, les auteurs ont choisi de raconter la vie du train, plus que la vie dans le train. Et personnellement, la description du train ne m'importe que peu, ce qui m'intéresse ce sont les rencontres (sérieusement, une superbe aquarelle de sa voisine de train, et l'auteur n'en parle même pas mais prend le temps de décrire le revêtement des sièges? Nous n'avons pas la même vision du voyage...), les escales, les émotions plus que le contenant.

Mais cela peut s'expliquer par la dernière page du carnet "le voyage des auteurs a été organisé par l'office du tourisme canadien à l'invitation de la compagnie ferroviaire Via Rail qui exploite le Canadien"... Peut-être que la contrepartie de cette petite semaine de vacances, c'est une campagne de pub sur le merveilleux train.

En tout cas, j'ai beau adoré les carnets de voyage et les voyages en train, ce livre ne m'aura pas convaincu malgré le talent d'aquarelliste et de photographe des auteurs.

mercredi 13 janvier 2016

L'ombre animale - Makenzy Orcel



Résumé 

Il y a Toi, bonne à tout subir et à tout faire, Makenzy, en père pire que maudit, Orcel, le frère mutique posté devant la mer, l’Envoyé de Dieu et ses bacchanales infernales, et puis les loups qui rôdent en mauvais anges expropriateurs…
Et il y a la voix, une voix de femme qui monte du fond de l’abîme ou du tréfonds du ventre. Elle s’incarne, libre, puissante, en récitante héroïque de sa vie de rien, celle d’avant la mort, avant que les siens ne l’abandonnent dans ce village perdu – « je suis le rare cadavre ici qui n’ait pas été tué par un coup de magie, un coup de machette dans la nuque ou une expédition vaudou, il n’y aura pas d’enquête, de prestidigitation policière, de suspense à couper le souffle comme dans les films et les romans – et je te le dis tout de suite, ce n’est pas une histoire –, je suis morte de ma belle mort, c’était l’heure de m’en aller, c’est tout »
Un roman tout entier porté par le souffle d’un verbe incandescent.

Zulma éditions LITTÉRATURE DE LANGUE FRANÇAISE – HAÏTI

Mon avis

J'avais adoré le roman Immortelles de Makenzy Orcel, le genre de bouquin qui laisse une trace longtemps dans la mémoire. J'avais apprécié sa poésie, sa concision, toutes les émotions qu'il avait sur déclencher en moi en si peu de page.

L'ombre animale, c'est tout le contraire ! C'est un bouquin épais, une écriture touffue, et ce n'est pas un euphémisme, je crois que la première phrase fait quelque chose comme 4 pages. C'est un monologue, celui d'une femme qui raconte sa vie à travers la vie de sa famille. Elle la raconte sans reprendre son souffle : c'est la première fois de sa vie qu'elle a réellement le droit à la parole, elle n'a aucune raison de la rendre.

C'est un roman indescriptible, le genre qu'il ne faut pas chercher à comprendre. Si l'on essaye de comprendre le but de l'auteur, où veut en venir l'intrigue et d'ailleurs y a-t-il réellement une intrigue, c'est impossible d'arriver au bout. J'ai lutter 40 pages à me demander ce que je faisais là, et puis j'ai lâché prise, et j'ai décidé de me laisser porter, guidée par la voix de la narratrice. Et j'ai avalé les 352 pages en deux sessions de lecture.

J'adore Makenzy Orcel pour sa capacité à me surprendre, à sortir des chemins tous tracés de la littérature contemporaine. Il y a quelque chose de très organique dans cette écriture / lecture, un lien très intime entre le lecteur, les personnages et l'auteur, quelque chose qui dépasse la simple histoire. C'est une expérience qui dépasse le seul intellect, qui cherche au plus profond. Et j'en redemande.


lundi 11 janvier 2016

Tracks - John Curran


Résumé

Il s'agit d'une adaptation des mémoires de Robyn Davidson, une Australienne qui, en 1977, à l'âge de 27 ans, a parcouru 2 700 kilomètres (1 700 miles) à travers le désert australien, depuis la ville d'Alice Springs jusqu’à l’Océan Indien.

Mon avis

Il s'agit de l'histoire de Robyn qui décide de tout quitter pour traverser l'Australie. Pour cela, elle décide de dresser des chameaux qui l'aideront à porter son matériel. Pour cela elle se forme non sans mal auprès de chameliers totalement machistes... Puis elle se rend compte qu'elle va manquer d'argent, et un de ses amis lui propose de faire sponsoriser son voyage par le magazine par lequel il travaille : National Geographic. C'est cet ami qui la suivra ou plutôt l'attendra à des points de contrôle, tout au long du voyage pour documenter son périple. On découvrira également les coutumes des aborigènes peuplant le désert.

Est-ce que ce film m'a plu? Oui. L'ai-je pour autant adoré? Non. Il fait partie de ses films à regarder en repassant, en pliant des chaussettes ou en bruit de fonds. Les paysages sont magnifiques, Robyn en veut, l'actrice crédible, mais ce n'est pas palpitant. Le film est très plat, les (més)aventures de la voyageuse sont racontées d'une manière tellement linéaire qu'on a l'impression que rien ne se passe. Pendant 2 700 kilomètres. On a bien quelques flashback qui expliquent les choix de Robyn, mais ils n'apportent pas un rythme plus soutenu.

Un film joli, on en prend plein les yeux, mais qui en se mettant trop en retrait ne permet pas vraiment de s'identifier au personnage et qui ne fait qu'effleurer les thématiques intéressantes... sauf finalement celle de liberté de la femme. Robyn emmerde la société qui voudrait qu'elle soit bien mignonne, prenne un accompagnateur, laisse les mâles s'occuper du troupeau  et prenne un transat. Elle un projet et ne laisse personne se mettre en travers de ses rêves. Et rien que pour ça, le film vaut au moins un coup d'oeil!


dimanche 10 janvier 2016

La bonne surprise de 2016 : U4 : Koridwen / Yves Grevet - Yannis / Florence Hinckel


Résumé :

Koridwen, Jules, Stéphane, Yannis ont entre 15 et 18 ans. Ils ont survécu au virus U4, qui a décimé 90% de la population mondiale. Ils ne se connaissent pas, mais ils se rendent pourtant au même rendez-vous.

Koridwen est la dernière survivante d'un hameau de Bretagne. Avec l'aide du vieux Yffig, elle a inhumé les neuf autres habitants du coin. Puis le vieux Yffig est mort à son tour, et Koridwen l'a enterré lui aussi. Avant de mourir, la mère de Kori lui a confié une enveloppe laissée par sa grand-mère, à ouvrir le jour de ses quinze ans. Cette lettre, qui parle d'un long voyage et de mondes parallèles, fait si étrangement écho au message reçu sur Warriors of Times que Koridwen est ébranlée malgré elle. Elle décide d'aller chercher son cousin Max et de se rendre avec lui en tracteur au rendez-vous à Paris.

Yannis vit à Marseille. Ses parents et sa petite sœur sont morts. Maintenant, il voit leurs fantômes un peu partout– peut-être qu'il devient fou ? Quand il sort de chez lui, terrifié, son chien Happy à ses côtés, il découvre une ville prise d'assaut par les rats et les goélands, et par des jeunes prêts à tuer tous ceux qui ne font pas partie de leur bande. Yannis se cache, réussit à échapper aux patrouilles, à manger... Mais à peine a-t-il retrouvé son meilleur ami que ce dernier se fait tuer sous ses yeux. Il décide alors de fuir Marseille et de s'accrocher à son dernier espoir : un rendez-vous fixé à Paris...

Mon avis :


Je n'étais pas trop emballée par cette série à base de jeu vidéo, en général, les trucs de fin du monde avec des gamers, c'est toujours rempli de clichés qui font vomir la joueuse que je suis... Pourtant, j'étais quand même super intriguée par le concept des romans : la même histoire vue de 4 angles différents.

Je me suis donc lancée timidement avec Yannis. J'ai accroché au récit, finalement on ne retrouve pas les clichés habituels sur le jeu vidéo (finalement, c'est très en arrière-plan dans le récit, s'il faisait partie d'un forum de macramé il n'y aurait pas une grande différence, et c'est très bien, c'est une activité nor-male), c'est rythmé, le personnage est attachant et j'ai eu envie de savoir ce qui arrive à ses compagnons. Petit bémol : ce n'est pas très bien écrit. C'est un style très simple, peu de fioritures et de recherche littéraire.
Je me suis dit que c'était peut être dans le but d'avoir une écriture neutre, interchangeable pour les différents romans...

Alors je me suis lancée dans Koridwen, pour en avoir le coeur net. Et là : grosse surprise, le niveau littéraire est carrément autre, et beaucoup plus agréable. Quant à la jeune fille, elle est forte, mystérieuse, résolument moderne malgré son côté légende bretonne...que j'ai également adoré ceci dit.

Du coup, Jules m'attend sur ma table de chevet. Et après lui Stéphane.... Et je reviendrais vous dire ce que je pense de la série dans sa globalité. Mais pour l'instant, c'est une bonne surprise, le concept ne tient pas que par le marketing !

samedi 9 janvier 2016

Le dernier trappeur - Nicolas Vannier


Résumé :

Au coeur des Montagnes Rocheuses, Norman vit avec Nebraska, une indienne Nahanni, et ses chiens de traîneaux. Déconnectés des besoins créés par la société moderne, ils se nourrissent des produits de la chasse et de la pêche. Norman fabrique ses raquettes, son traîneau, son canoë avec le bois et l'écorce prélevés en forêt.
Une fois par an, Norman effectue un voyage jusqu'en ville pour vendre ses peaux et acheter le peu dont il a besoin : farine, allumettes, bougies, piles pour son transistor...

Distribution dans leur propre rôle :

Norman Winther : Le trappeur
May Loo : Son épouse, Nebraska
Alex Van Bibber : Alex

Mon avis :

Je suis comme qui dirait dans une période films de voyage et grands espaces. J'en ai déjà vu pas mal, et c'est dur d'en dénicher de nouveau... mais je n'avais jamais regardé le dernier Trappeur. Je connais Nicolas Vannier pour ses livres qui se passent dans le froid et qui plaisent aux petites mamies au travail, mais je ne m'étais jamais vraiment intéressée à leur contenu.

Je pense que cela va changer, car ce film était vraiment très intéressant, d'ailleurs, c'est plus un documentaire qu'un film classique. On suit le quotidien d'un des derniers trappeurs des Montagnes Rocheuses sans que l'histoire ne soit romancée, on ne cherche pas à accrocher le spectateur.

Les paysages et les réflexions de Norman s'en chargent. En effet, les trappeurs ont un état d'esprit très intéressant, vivent en quasi autonomie, ont une connaissance profonde de la nature. Ils entretiennent "leur territoire" et régulent les espèces, tout en ayant un profond respect pour tout être vivant. Par ailleurs, j'ai été très touchée par la relation qu'entretient Norman avec ses chiens de traîneau, les interactions de la meute.

Une belle découverte, qui donne envie de boire du thé bien chaud et de parcourir de grandes étendues sauvages...mais surtout de les protéger.

vendredi 8 janvier 2016

Petite vérité sur mes voyages


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1) "Tu as de la chance l'épicière, tu peux prendre l'avion et faire des longs vols, moi je pourrais pas". J'entends souvent ça de la part des gens qui ont peur de l'avion. Je me contente en général de dire, "boh on s'y fait, j'ai pas peur"...
La vérité est cependant un peu différente... Au-delà de 2h30 de vol, je suis malade... Et ouais, pour moi, prendre l'avion c'est gérer la nausée. Si j'ai du bol, le transport (bus, train) jusqu'à l'aéroport ne m'a pas déjà rendue malade... Si j'ai encore plus de chance, je ne suis pas malade pendant le vol... Et si vraiment c'est un bon trajet, j'arrive à attendre d'arriver à l'hôtel pour vomir.  Je dirais donc que ce n'est pas une question de chance mais de motivation. Mon envie de voyager est bien supérieure aux désagréments du voyage.
Sac  à vomi des navettes flibco. 

2) Plus j'ai besoin de les utiliser, moins la propreté des WC est importante. Je pense que tous les voyageurs ont au moins une anecdote à raconter sur le sujet. Tu peux être maniaque, dégoûté et narreux, le voyage te permet de surpasser tes limites...


3) J'ai beau prendre une grosse charge de bouquins dans ma liseuse, je résiste difficilement à l'attrait d'un magazine, et j'ai toujours envie d'un autre livre que ceux que j'ai ;)
Toddler Girl and Books par (C) Maite Pons sur Getty Images

4) J'ai des principes, mais parfois il y a la pratique... Pas de connexion internet en voyage, on n'encourage pas le travail des enfants... Il arrive que j'y fasse des manquements, non pas que j'en sois fière mais par exemple, je n'aurais probablement pas survécu entière à cette randonnée au Vietnam sans l'aide des petites accompagnatrices Hmong. J'ai lutté pour qu'elles ne m'aident pas le plus longtemps possible, mais j'ai fini par cédé. Ce qui me permet de toujours réfléchir à l'éthique d'un voyage, à la réalité culturelle et économique d'un pays mais ça n'efface pas le goût amer de l'expérience.


5) Il y a forcément un moment où je vais vouloir décapiter un autre voyageur. Le backpacker qui a tout vu tout fait et qui connait la Vraie Façon de Voyager L'Unique Valable, le connard qui confond salon de massage traditionnel et bordel, le raciste, le touriste de base qui ne veut surtout pas s'éloigner du bus et des zones balisées remplies de gens comme lui.
Avis aux touristes : merci de ne pas vous moquer des autochtones


6) Il y a forcément un moment où un autre voyageur doit vouloir me décapiter. Parce que je lis plutôt que de profiter du paysage, parce que je passe ma première journée à dormir, parce que je suis réservée et ne vais pas facilement vers les autres même en voyage et j'imagine qu'il y en a bien d'autres!

Photo by Alex Proimos under Flicker Creative Commons




jeudi 7 janvier 2016

Citation : l'ombre animale, Makenzy Orcel

il y avait des tas d'histoires comme ça qu'il se gardait de raconter, parce que justement les histoires ne sont pas faites pour être racontées, disait-il, celle de sa rencontre avec son premier amour par exemple si on peut dire ça comme ça, parce que , qu'on le veuille ou non il y a souvent quelque part un amour qui n'est pas celui qu'on vit maintenant, ils s'étaient rencontrés où, dans son rêve, dans la réalité, je ne sais pas, personne ne sait, qui peut prétendre connaître le chemin qui menait à ses souvenirs, mêmes les invisibles capables de dominer les sentiments les plus profonds n'y seraient pas arrivés si ça leur était venu à l'esprit d'essayer, amour auquel il lui arrivait parfois de penser comme à une chance qu'il n'avait pas sur saisir, entre lui et Toi ça n'avait rien à voir avec l'amour, un amour payé comptant où veux-tu que ça aille, il s'est tout simplement offert une place parmi les hommes
L'ombre animale, Makenzy Orcel
Left Behind
Hamed Parham - Left Behind - BY SA

lundi 4 janvier 2016

Wild - Jean-Marc Vallée, Nick Hornby (2014)


Résumé :

Après plusieurs années d’errance, d’addiction et l’échec de son couple, Cheryl Strayed prend une décision radicale : elle tourne le dos à son passé et, sans aucune expérience, se lance dans un périple en solitaire de 1700 kilomètres, à pied, avec pour seule compagnie le souvenir de sa mère disparue… Cheryl va affronter ses plus grandes peurs, approcher ses limites, frôler la folie et découvrir sa force.Une femme qui essaye de se reconstruire décide de faire une longue randonnée sur la côte ouest des Etats-Unis.

Distribution :

Reese Witherspoon
Gaby Hoffmann
Laura Dern
Michiel Huisman
Charles Baker
W. Earl Brown
Kevin Rankin
Brian Van Holt
J.D. Evermore
Thomas Sadoski
Nick Eversman

Mon avis :

Habituellement, j'ai du mal avec les films un peu "lents" et "contemplatifs"... Je vais être honnête, je n'ai pas aimé Into the Wild (ni le livre, ni le film, le personnage m'a paru insupportable et n'a pas du tout entraîné une quelconque compassion de ma part), c'est culte certes, mais je me suis ennuyée.
Souvent décrit comme un Into the Wild au féminin, Wild ne partait pas gagnant.

Pourtant, j'ai adoré ce film. Je l'ai trouvé touchant et magnifique.

Magnifique car les paysages traversés sont à couper le souffle, sauvages et intouchables, ils donnent envie d'en prendre la mesure, et d'aller se perdre au milieu des déserts, des montagnes, des forêts avec un sac à dos et soi-même pour compagnon.

Touchant, car si Cheryl Strayed est une personne abîmée à la fois par la vie et par ses comportements autodestructeurs, elle a une grande force en elle. Ce n'est pas un film qui s'apitoie, malgré la fragilité de Cheryl, de ses relations, son passé englué dans un cercle négatif, elle choisit d'avancer et finalement, d'être forte sans pour autant devenir parfaite et d'un revers de main balayer tous ses problèmes.

Pour certains, cette avancée, ce trek était ennuyeux. Après tout, qu'est-ce qu'on en a à faire des états d'âme de cette randonneuse de l'extrême pas si extrême... Le film suggère la souffrance, la difficulté, plus qu'il ne la montre. Et je trouve que c'est ce qui fait sa force: le spectateur peut apposer ses propres expériences, ses propres réflexions dans le cheminement de Cheryl...

Et à quoi sert de voyager, de regarder un film qui part de voyage, si tout notre être reste scotché au canapé? J'ai pris mon sac à dos avec Cheryl, et je compte bien lire le témoignage dont le film est l'adaptation.

dimanche 3 janvier 2016

Escapades dans la Grande Région, mes objectifs 2016

Pour faire suite à mon article sur le tourisme à domicile, voici mes envies d'escapades dans le coin pour l'année 2016 ... Oui, oui, je pourrais vous parler d'objectif de type "faire plus de sport", "manger plus équilibrer" et "être plus organisée", mais voyez-vous, ce n'est pas réjouissant, je préfère vous parler de promenades et de découvertes !


  • Voir les rénovations du lac de Madine (et louer un kayak, j'aime bien les kayak) ;
  • Enfin visiter le "nouveau" musée de Gravelotte ;
  • Visiter un musée sur les gallo-romains et les celtes en Lorraine, j'ai le choix entre pas mal de lieux : Bliesbruck, Grand, Trêves ou Deneuvre ;

  • Aller pour la première fois au parc animalier de Sainte-Croix ;
  • Faire le circuit randonnée ou voiture des quatre châteaux du pays de Bitche en Moselle (Falkenstein, Etang de Hanau...) ;

  • Faire la randonnée "le ruisseau de la vallée" qui passe par la ville de mon enfance ;
  • Voir les vitraux de Louis Majorelle à Mont-Saint-Martin ;

  • Faire le "drive and hike tour" de Mullenthal au Luxembourg ;
  • Visiter Esch-sur-Sûre.


Et pour un peu plus loin, un week-end bien-être et dégustation en Alsace (merci le père Noël) et un autre à Gand :)
Rendez-vous à la fin de 2016 pour voir où mes  pas m'ont emmenés!


Sources photo : http://www.tourisme-lorraine.fr/