vendredi 8 janvier 2016

Petite vérité sur mes voyages


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1) "Tu as de la chance l'épicière, tu peux prendre l'avion et faire des longs vols, moi je pourrais pas". J'entends souvent ça de la part des gens qui ont peur de l'avion. Je me contente en général de dire, "boh on s'y fait, j'ai pas peur"...
La vérité est cependant un peu différente... Au-delà de 2h30 de vol, je suis malade... Et ouais, pour moi, prendre l'avion c'est gérer la nausée. Si j'ai du bol, le transport (bus, train) jusqu'à l'aéroport ne m'a pas déjà rendue malade... Si j'ai encore plus de chance, je ne suis pas malade pendant le vol... Et si vraiment c'est un bon trajet, j'arrive à attendre d'arriver à l'hôtel pour vomir.  Je dirais donc que ce n'est pas une question de chance mais de motivation. Mon envie de voyager est bien supérieure aux désagréments du voyage.
Sac  à vomi des navettes flibco. 

2) Plus j'ai besoin de les utiliser, moins la propreté des WC est importante. Je pense que tous les voyageurs ont au moins une anecdote à raconter sur le sujet. Tu peux être maniaque, dégoûté et narreux, le voyage te permet de surpasser tes limites...


3) J'ai beau prendre une grosse charge de bouquins dans ma liseuse, je résiste difficilement à l'attrait d'un magazine, et j'ai toujours envie d'un autre livre que ceux que j'ai ;)
Toddler Girl and Books par (C) Maite Pons sur Getty Images

4) J'ai des principes, mais parfois il y a la pratique... Pas de connexion internet en voyage, on n'encourage pas le travail des enfants... Il arrive que j'y fasse des manquements, non pas que j'en sois fière mais par exemple, je n'aurais probablement pas survécu entière à cette randonnée au Vietnam sans l'aide des petites accompagnatrices Hmong. J'ai lutté pour qu'elles ne m'aident pas le plus longtemps possible, mais j'ai fini par cédé. Ce qui me permet de toujours réfléchir à l'éthique d'un voyage, à la réalité culturelle et économique d'un pays mais ça n'efface pas le goût amer de l'expérience.


5) Il y a forcément un moment où je vais vouloir décapiter un autre voyageur. Le backpacker qui a tout vu tout fait et qui connait la Vraie Façon de Voyager L'Unique Valable, le connard qui confond salon de massage traditionnel et bordel, le raciste, le touriste de base qui ne veut surtout pas s'éloigner du bus et des zones balisées remplies de gens comme lui.
Avis aux touristes : merci de ne pas vous moquer des autochtones


6) Il y a forcément un moment où un autre voyageur doit vouloir me décapiter. Parce que je lis plutôt que de profiter du paysage, parce que je passe ma première journée à dormir, parce que je suis réservée et ne vais pas facilement vers les autres même en voyage et j'imagine qu'il y en a bien d'autres!

Photo by Alex Proimos under Flicker Creative Commons




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