mercredi 27 avril 2016

Petit point sur mes séries en cours

Ma copine Laura m'a passé un bouquin, premier tome d'une série qu'elle a beaucoup aimé. Je l'ai mis de côté pour dès que j'aurais fini une série. Je me suis ensuite dit que "tiens, mais en fait, je n'ai pas de liste pour suivre où j'en suis", je dois en avoir deux trois en cours quand même.

Oui, bon, en fait en comptant bien, il y en a un peu plus que ça. Mais comme je déteste ne pas finir ce que je commence, et que je n'achète que très rarement des séries incomplètes, ça reste raisonnable. Enfin je crois :D

Oui bon, ce n'est pas la liste la plus sexy de l'univers, mais estimez-vous heureux, j'aurais pu faire un fichier excel, j'aime les fichiers excels!



Du coup, je finis les deux tours (j'en suis au 2/3), j'attaque  Les terres de cristal (et je vais retrouver Nils <3) et la prochaine série que je commence, ce sera la Passe-miroir :)



 Ensuite, il faudrait que j'arrive à finir Shadowrise, j'adore cette saga, mais pfiou, le niveau de langue est soutenu, c'est un peu difficile pour moi en VO (oui car comme vous pouvez le constater, j'ai les premiers tomes en VF, et la suite n'a jamais été traduite, voilà pourquoi je commence rarement les séries avant qu'elles soient fi-nies!)... Il faut que je me donne le courage!



Pour le reste, eh bien je ne sais pas! Je n'ai pas d'envie en particulier (à part peut être Aeternia, mais je n'ai pas encore acheté la suite, donc j'attendrais de toute façon)... et une commande pleine de nouveaux romans vient d'arriver à la médiathèque. Je vais me laisser le temps de fouiner dans les cartons une fois mes lectures du moment achevées!

dimanche 24 avril 2016

Everest : Boukreev vs Kraukauer


Bonjour à tous!

Pour ceux qui s'en souviennent, j'ai chroniqué en janvier le film "Everest", qui m'avait particulièrement marqué et donné envie d'en savoir plus sur son histoire. Vous retrouverez de quoi vous rafraîchir la mémoire dans cette chronique ou sur la page wikipédia suivante. N'hésitez pas à lire celle en anglais, elle est plus complète.


Aussi, j'ai commandé et lu deux ouvrages qui s'y réfèrent "Tragédie à l'Everest" de Jon Krakauer et "The climb" d'Anatoli Boukreev, tout deux présents lors des évènements. 


Jon Krakauer est un journaliste mais aussi un très bon alpiniste, il est envoyé par le magazine Outside pour couvrir l'ascension de l'expédition Adventure Consultants (chef & 1er guide Rob Hall) .



 Anatoli Boukreev est alpiniste de profession, guide sur une expédition concurrente, celle de Mountain Madness (chef et 1er guide Scott Fischer).


J'ai choisi ces deux là (la plupart des survivants ont écrit leur témoignage) car une certaine controverse est née de l'article rendu par Jon Krakauer au magazine Outside puis de son ouvrage "Tragédie à l'Everest", beaucoup l'ont lu comme un procès contre Anatoli Boukreev, aussi, en réponse, le professionnel a partagé son témoignage. C'était également intéressant d'avoir le point de vue d'un client et celui d'un guide, dans deux expéditions différentes.


Personnellement, je ne cherche pas à savoir à qui la faute. L'hybris de ces alpinistes qui se mesurent à bien plus forts qu'eux est le principal coupable.  Car si ces aventuriers ont bien un point commun, c'est leur ego surdimensionné et leur excès de confiance.  Et ils l'admettent tous sans ambages.


Mais j'avais envie de voir la part de vérité dans l'adaptation cinématographique, et les différentes versions des évènements qui pouvaient co-exister. Et surtout, j'avais l'espoir de comprendre les motivations de ses aventuriers qui repoussent toujours plus loin les limites.


Je vous livre mes réflexions quant à mes lectures, elles n'apporteront pas de réponse, mais m'ont permis de mettre mes idées au clair. Elles ne sont qu'un point de vue, des notes de lecture tout à fait personnelles.

Les points sur lesquels les deux participants s'accordent :


La commercialisation de l'Everest


La présence d'un nombre grandissant de grimpeurs ayant payé des guides pour atteindre le sommet complique l'ascension. Le nombre de personnes, mais aussi l'hétérogénéité des niveaux entraînent des embouteillages qui par une température de -60° s'avèrent très dangereux.  Le fait que des alpinistes inexpérimentés s'attaquent à l'Everest font augmenter la probabilité qu'un sauvetage soit nécessaire et mettent en danger non seulement les clients, mais les guides et sherpas.

La concurrence étant de plus en plus rude, les chefs d'expéditions commerciales sont plus enclins à l'imprudence pour emmener un maximum de personne au sommet et ne pas perdre leur réputation et de potentiels clients.En effet, difficile de refouler des clients qui ont payé 65 000$  pour être guidés jusqu'au sommet.


La pression médiatique


En 1996, les deux expéditions principales avaient chacune parmi leur client un journaliste, Jon Krakauer pour Adventure Consultants, Sandy Hill Pittman pour Mountain Madness. Un accord liait les expéditions, un tarif préférentiel pour les journalistes contre de la pub dans les colonnes d'Outside et Outside online.


Les chefs d'expédition avaient donc une immense pression quant à leur performance, il était hors de question pour eux d'avoir un mauvais taux de grimpeur au sommet, de se montrer fatiguer ou de faire preuve de faiblesse. L'avenir de leur entreprise en dépendait.

La mauvaise communication


Boukreev et Krakauer s'accordent pour dire qu'il était très difficile pour les guides et les clients de communiquer entre eux. Que ce soit par manque de matériel (les deux expéditions ne possédaient que quelques talkie walkies vétustes, il n'y en avait pas un par personne, pas même un par guide), à cause de la diversité des langues parlées (Boukreev parle un anglais rudimentaire), ou d'une vision différente de l'alpinisme.


Par ailleurs, les chefs d'expédition ont souhaité garder pour eux leur état de santé pour ne pas inquiéter les clients et mettre en péril leur chance d'ascension, chacun voulant paraître au mieux de ses capacités. 

Krakauer explique qu'à de nombreuses reprises Scott Fischer chef de l'expédition Mountain Madness se plaignait continuellement du comportement de son guide Boukreev... Boukreev quant à lui affirme qu'il a eu uniquement une discussion à ce sujet et qu'une fois les choses mises à plat, Scott et lui s'étaient mis d'accord.

Quand on lit les deux ouvrages, on se rend compte rapidement que les enjeux étaient tellement grand pour les chefs d'expédition qu'il y a eu de la "rétention" d'informations à beaucoup de niveau: entre le camp de base et les chefs, les chefs et les guides, les guides, les chefs et les clients sans oublier les sherpas. Par ailleurs, la hiérarchie est très établie entre les guides, et les équipes de sherpas, en absence de signal clair du leader, les guides secondaires ont des difficultés à oser prendre des décisions qui ne relèvent pas de leur responsabilité.


L'ascension de Boukreev

Les divergences

Une vision différente de l'alpinisme, accentué par l'opposition client/guide, amateur/pro

(c) Jon Krakauer

Jon Krakauer est un passionné d'alpinisme, il grimpe depuis son adolescence, des sommets prestigieux mais ce sera sa première expérience en haute altitude. Il a l'habitude de grimper en solo, ou encordé avec ses partenaires d'ascension. Il dit à plusieurs reprise avoir été perturbé par l'absence de lien physique entre les grimpeurs, car cela ne crée pas d'esprit d'équipe, c'est une expérience de groupe mais en solo. Sa survie ne dépend que de soi. Pour lui le rôle du guide est d'assurer la sécurité des grimpeurs.


Anatoli Boukreev est un alpiniste professionnel, il a l'habitude de la haute altitude, de grimper en solo, et est issue de l'école russe. Il explique à plusieurs reprises qu'il est important en haute altitude que chacun soit capable de prendre soin de lui-même, et de ne pas être un poids pour les autres, de savoir être autonome et indépendant pour la survie du groupe. Il grimpe sans oxygène car il estime que cela masque la détérioration de sa santé physique et conduit à l'imprudence.

Il n'a pas l'habitude de guider selon la méthode américaine qui consiste selon lui "à babysitter" les clients. Il estime qu'il est dangereux de procéder ainsi, car ils seront incapables de se débrouiller si on venait à devoir "lâcher leur main". Son rôle est selon lui d'apprendre l'autonomie aux clients et de les coacher jusqu'au sommet. Il estime d'ailleurs que Scott Fischer, son chef d'expédition et premier guide du groupe, a mis du temps à clairement lui dire que ce n'était pas ainsi qu'il voulait le voir guider.


Jon Krakauer est un client, son témoignage commence lors du trek vers le camp de base. Il n'a qu'une vision limitée de l'organisation. (et c'est normal, il ne devrait pas avoir à s'en soucier c'est le client).

Anatoli Boukreev a participé à l'organisation et connait la pression qui repose sur le chef d'expédition : des problèmes de livraison d'oxygène (rien de moins que ça!), des problèmes de trésorerie, de publicité... en plus de ses craintes concernant le niveau des personnes à emmener au sommet.

(c) Jon Krakauer

Deux styles différents


Jon Krakauer est un journaliste, un auteur, il est par nature plus enclin au sensationnalisme, aux petites phrases bien senties, au trait d'ironie et à la critique facile. Pour certains, des passages frisent la calomnie. De là à dire que son ouvrage est à charge contre Anatoli Boukreev, c'est selon moi un peu fort. Mais évidemment, 20 ans après, je ne peux pas avoir idée de l'ampleur médiatique, de son matraquage à l'époque.

(c) Boukreev

Krakauer prend la peine d'intégrer les ragots sur les coucheries à son témoignage, de la même manière que Sandy Hill Pittman racontait à son correspondant chargé de mettre en ligne les articles son repas du soir.  Il s'agit de journalisme et de témoignage, c'est forcément subjectif, d'autant plus qu'il remplit les blancs d'après les témoignages d'autre personne, pas forcément dans son groupe d'escalade. Mais le journaliste explique dès les premières pages qu'il écrit cet ouvrage pour se libérer de cette tragédie : à aucun moment il ne cache ses motivations.

Il répète à plusieurs reprises qu'un guide professionnel ne devrait pas selon lui et d'autres guides faire une ascension sans oxygène lorsqu'il guide les clients pour des raisons de sécurité. C'est un point de vue.  On y adhère ou pas.  La seule phrase vraiment de trop selon moi, est celle où il compare les sauvetages réalisés par Boukreev et Beidleman (un autre guide Mountain Madness), en disant peu ou prou que quand même celui de Beidleman était plus impressionnant que celui de Boukreev. C'est pour moi la seule remarque vraiment malveillante du témoignage.


Le témoignage d'Anatoli Boukreev est bien plus "terre à terre", technique, il explique l'organisation parfois chaotique de cette expédition, les enjeux financiers. Mais aussi son amour pour la montagne, son expérience en tant que guide et alpiniste. Il se défend d'avoir été imprudent, et montre selon-moi son expertise et son sang froid dans sa manière de raconter les évènements. Il se raccroche seulement aux faits tels qu'il les a vécu personnellement, sans s'occuper des commérages.  Et surtout, on sent un vrai respect pour la montagne, il ne la sous-estime pas. Jon Krakauer semble la voir essentiellement comme un challenge, un obstacle à dépasser pour prouver sa valeur.

Deux sentiments de culpabilité différents


Je pense que ce qui différencie les deux témoignages mais aussi ce qui a pu suscité la controverse, et la manière dont les deux alpinistes gèrent leur sentiment de culpabilité. Aucun des deux ne parvient à dormir sereinement. Tous deux ont subi un traumatisme.


Mais Jon Krakauer se sent très fautif : en tant que journaliste, il a contribué à ce qu'une immense pression pèse sur son chef d'expédition.  Il refait l'histoire avec des "si", s'il s'était rendu compte des difficultés des uns, de sa méprise sur l'identité d'un autre etc. les choses se seraient passées différemment. Mais aussi, selon lui, si Boukreev était monté avec de l'oxygène et avait attendu tout le monde au sommet, il y aurait eu moins de morts. (Boukreev est descendu en laissant les clients retardataires avec Neal Beidleman et Scott Fischer pour pouvoir descendre au camp IV se reposer quelques heures, et pouvoir remonter avec des bouteilles d'oxygène et aider les clients dans la descente, pressentant qu'ils seraient épuisés par leur bien trop longue ascension).

Anatoli Boukreev est lui aussi dévasté par la tragédie. Mais il considère qu'il a fait au mieux avec les informations dont il disposait au moment d'agir. Il n'essaye pas de refaire l'histoire : les choses se sont passées ainsi. Et selon lui, il n'aurait pas pu aider autant de personne pendant la tempête s'il était resté au sommet. Il ne remet pas en question ses actions, il accepte son sentiment de culpabilité.

Pour conclure :

Deux lectures complémentaires, passionnantes, qui m'ont permis d'en apprendre plus sur de grands alpinistes, mais aussi sur la force du mental, de la volonté de l'Homme.  Je conseille l'un ou l'autre aux amateurs de lecture qui parlent du dépassement de soi. A noter, que the climb contient des photos, mais que ma version de "tragédie à l'Everest" n'en contenait pas. Je conseillerais plutôt la version illustrée, qui permet de mieux se rendre compte de la géographie et des conditions des lieux.

J'avais un a priori négatif sur le livre de Krakauer, ayant lu pas mal d'articles au sujet de Tragédie à L'Everest et the climb, j'étais un peu prise dans cette guéguerre du méchant journaliste planqué contre le gentil héros. Le méchant russe égoïste vs le client en danger. Après lecture, Jon Krakauer ne dénigre pas Anatoli Boukreev, et fait tout ce qui est en son pouvoir pour aider, mais ne se départi pour autant pas de son ton suffisant de journaliste. Anatoli, bien qu'égoïste par certains aspects, s'est comporté de façon héroïque. Comme d'autres ce jour là.

Je ne suis pas une grande amatrice de Jon Krakauer, ses livres ont ce ton suffisant qui me tapent sur les nerfs, mais je suis contente d'avoir lu son point de vue documenté. Il m'a aussi permis de comprendre ce que lui apporte l'alpinisme dans une certaine mesure. Pour autant, je n'ai pas envie de lire son livre "rêves de montagne", je n'arrive pas à passer au-dessus de son style, et des diverses polémiques qui accompagnent souvent ses articles et ouvrages.

 Le livre d'Anatoli Boukreev m'a donné quant à lui  envie de lire "above the clouds", extraits des journaux intimes de l'alpiniste, où il livre ses sentiments sur la montagne, ses techniques etc. . En effet, il m'a l'air d'avoir eu une relation particulièrement belle à la Montagne. De nombreuses citations de cet ouvrage me tapent dans l’œil.


Je ne sais pas si l'obsession du désastre de l'Everest m'a quitté, ou si je vais chercher à lire d'autres témoignages.



    “Big Mountains are a completely different world. You can not conquer them, only rise to their height for a short time; & for that they demand a great deal. The struggle is not with the enemy, or a competitor like in sports, but with yourself, with the feelings of weakness & inadequacy. That struggle appeals to me. It is why I became a mountaineer.”

    ― Anatoli Boukreev, Above the Clouds: The Diaries of a High-Altitude Mountaineer

lundi 11 avril 2016

Soudain, seuls - Isabelle Autissier




Résumé :

Un couple de trentenaires partis faire le tour du monde.

Une île déserte, entre la Patagonie et le cap Horn.

Une nature rêvée, sauvage, qui vire au cauchemar.

Un homme et une femme amoureux, qui se retrouvent, soudain, seuls.

Leurs nouveaux compagnons : des manchots, des otaries, des éléphants de mer et des rats.

Comment lutter contre la faim et l'épuisement ? Et si on survit, comment revenir chez les hommes ?

Un roman où l'on voyage dans des conditions extrêmes, où l'on frissonne pour ces deux Robinson modernes. Une histoire bouleversante.

Mon avis : 

Les histoires de survie, de dépassement de soi habituellement j'adore ça... Ici , je n'ai pas spécialement accroché, la faute à des personnages trop convenus même quand l'auteur essaye de renverser la tendance. Je n'ai entendu que du bien de ce roman, mais personnellement, la mauvaise foi des personnages m'a donné envie de les laisser seuls sur cette île et d'aller faire autre chose. J'ai lu pas mal de récit de survies, et honnêtement celui-ci n'a pas grand chose de surprenant ni d'original. Il faut cependant reconnaître une très belle plume à Isabelle Autissier : les amants de Patagonie me convaincront peut-être plus. 

dimanche 10 avril 2016

J'ai testé pour vous le nouveau magazine National Geographic : Traveler

Et je n'ai pas du tout aimé!



ça c'est la couverture : avec un sous-titre qui me parle voyages, expériences et récits.
Alors évidemment, je me suis dit banco, j'y vais ça va être cool.

J'ai vraiment le sentiment d'avoir été prise pour une imbécile. 5,95€ pour lire des sous articles de blogs, ni plus ni moins. Et je dis "sous-articles", parce que je lis des blogs voyages bien plus fournis que ça!

Les articles sont très courts, il n'y a rien qui sorte des sentiers battus. Je veux dire, le pont de la montagne Tianmen, il est passé au 20 heures de TF1, je le sais, et pourtant, je n'ai pas la télévision. La floraison des cerisiers au Japon. Les tendances dignes d'un site putaclic :les bars à chats débarquent en France, les décors de star wars, des extraits de blogs (on ne va quand même pas s'emmerder à créer du contenu).

Sans compter les top 10, top 5 et match d'hôtels aussi passionnants qu'une page d'avis tripadvisor.
Et puis, les articles sont pour la majorité très courts, une page, une double page...

Même l'article sur Pékin,  qui veut "faire oublier les clichés" se contente de citer les lieux branchés qui font la une de n'importe quel cartoville. (Les informations ne sont pas inintéressantes pour les gens qui ne connaîtraient pas Pékin, mais il ne faut pas se prendre pour plus aventurier que ce l'on est réellement. Vraiment. C'est ridicule.)



Les thématiques des dossiers sont un peu plus intéressantes, à la rencontre des Rastas en Ethiopie, les Fjords Norvégiens, la descente des rapides du Grand Canyon... malheureusement, il s'agit plus de photographies avec une courte légende que de réels articles. 

Alors quand la dernière infographie du magazine s'intitule, "et vous êtes-vous touriste ou traveler?"

Je réponds sans problème que d'après leur infographie je penche du côté touriste, tout comme le contenu bien lisse du magazine.

C'est du déjà vu, déjà lu, déjà oublié.

Pour un vrai magazine de voyage, bien écrit, avec des articles documentés, des expériences hors des sentiers battus, je resterais fidèle à A/R magazine, et au blogs de "vrais" traveler qui ont réellement quelque chose à raconter!