dimanche 28 août 2016

[bilan lecture] Partie 1 : Du sommet des montagnes, en passant par la Chine et les Amériques.


Bonjour à tous !
Je vais essayer de changer un peu de formule pour mon bilan de lecture cette année (et oui, je clôture le 31 août, date à laquelle autrefois j'ai commencé mon cahier de lecture ;) ), en faisant quelques récapitulatifs thématiques.
Je n’ai pas chroniqué toutes mes lectures, aussi j'essaye de compléter avec une impression rapide : si vous souhaitez plus d'information, laissez moi un commentaire :)

> Partie 1 : Du sommet des montagnes, en passant par la Chine et les Amériques.

Partie 2 : Vous reprendrez bien un petit peu SFFF ?
Partie 3 : Au long cours…
Partie 4 : Liste complète romans et essais, bd / mangas / comics.

Atteindre les sommets

Joe Simpson et Simon Yates, deux jeunes alpinistes britanniques, tentent la première et ambitieuse ascension de la face ouest du Siula Grande dans les Andes du Pérou. Ils atteignent le sommet, mais c'est à la descente que se produit le drame. Dans la tempête, Joe tombe à travers une corniche de neige et se blesse gravement à la jambe. A 6000 mètres, sur cette montagne isolée du monde, il n'a aucune chance de s'en sortir. Il le sent. Et Simon sait qu'en voulant porter secours à son compagnon, il n'en réchappera pas non plus. Que se passe-t-il dans la tête d'un homme condamné à trancher la corde au bout de laquelle est suspendue la vie de son ami ? A quoi peut penser celui dont l'existence ne tient plus qu'à un fil ? Comment peut-on trouver la force de lutter encore, contre toute raison, alors que la mort semble déjà avoir gagné ?
Je viens de finir cette autobiographie, elle est à couper le souffle. Le corps humain est impressionnant dans sa résistance, et le mental peut être d'une telle ténacité en situation de survie... C'en est presque incroyable.
  • Le sommet des dieux  / Taniguchi, Jiro
 6 juin 1924, George Mallory et Andrew Irvine, bouteilles d'oxygène et vivres et appareil photo sur le dos, quittèrent le camp 4 accompagnés de huit porteurs pour tenter d'atteindre le sommet de l'Everest. On suit leurs traces jusqu'à l'altitude à laquelle ils ont disparu. Ont-ils atteint le sommet ? On retrouva, des années plus tard, quelques effets personnels mais jamais leur appareil photo ne refit surface officiellement. Le fabricant assure pourtant que si le film est encore dans l'appareil, il est possible de le développer, même plus de cinquante ans après. L'énigme serait-elle donc sur le point d'être résolue ?
Un manga au dessin magnifique, qui mêle à la fois histoire de l'alpinisme, photographie et récit de vie. C'est poétique et sensible, j'ai eu beaucoup de mal à sortir de ce récit.


Escale en Chine

  • Le siècle de la Chine  /  Araujo, Heriberto
De dictature perfide, la Chine est devenue la planche de salut de l'économie mondiale. Une spectaculaire expansion aujourd'hui renforcée par les turbulences économiques liées aux récentes crises bancaires. Fascinés par l'ampleur du phénomène, les journalistes Juan Pablo Cardenal et Heriberto Araújo ont décidé de faire le tour des pratiques économiques, géostratégiques et sociales decette Chine conquérante. En allant là où l'ampleur du géant est la plus nette : dans le monde en développement. Du commerce ambulant du textile en Égypte à la pénétration des marchés en Russie orientale, de l'exploitation du pétrole en Asie centrale aux relations ambiguës avec l'Iran, de l'implantation en RDC au cas effrayant de la Birmanie, où, avec la complicité des généraux, le jade est extrait jour et nuit dans des conditions inhumaines, de l'exploitation du fer au Pérou à celle du pétrole au Soudan ou des hydrocarbures au Turkménistan, des conditions de vie et de travail des expatriés chinois à la "pax sino-cynique", l'enquête de terrain, entamée à la fin de l'été 2009 pour plus de deux ans, s'appuie sur quelque 500 témoignages, recueillis par les auteurs dans vingt-cinq contrées du monde en développement, parfois au péril de leur vie. Au-delà du constat, les auteurs s'attachent à comprendre les mécanismes de cette nouvelle forme d'impérialisme silencieux, qui mise sur lapuissance économique plutôt que militaire : ils décortiquent le fonctionnement des banques de développement ; sondent l'esprit entrepreneur et le sens du sacrifice des ressortissants chinois, l'expression de leur patriotisme et d'une solidarité nationale à toute épreuve ; ils décryptent la stratégie "infrastructures (barrage au Soudan, stade national au Costa Rica…) contre matières premières", et s'interrogent : si la Chine doit être le prochain maître du monde, comment en faire un monde à visage humain ?
Un essai que j'ai particulièrement apprécié dans sa capacité à prendre du recul et à ne pas systématiquement associé l'ouvrier/entrepreneur chinois à son gouvernement. C'est un ouvrage critique (et il y a de quoi), sans être injuste (comme l'est souvent la presse racoleuse), j'ai vraiment appris plein de choses sur le fonctionnement de la société chinoise actuelle, mais aussi sur les conditions d'é/imigration.

  • Le chinois  /  Mankel, Henning
 En janvier 2006, 19 membres d’une même famille (les Andrén) sont massacrés à l’arme blanche dans un village isolé du nord de la Suède. La policière Vivi Sundberg penche pour l’acte d’un déséquilibré. Birgitta Roslin, juge à Helsingborg, s’intéresse à l’affaire car les parents adoptifs de sa mère sont parmi les victimes. Elle mène une enquête parallèle. Un ruban rouge retrouvé sur les lieux du crime la met sur la piste d’un mystérieux Chinois qui aurait séjourné la nuit du massacre dans un hôtel voisin, où il a été filmé par une caméra de vidéo-surveillance.(...).

Un roman policer vite lu et vite oublié : entraînant et original, mais l'ayant lu après l'essai "le siècle de la Chine", les dénouements et explications étaient malheureusement un peu trop prévisibles ou répétitifs.

  • La Chine ancienne  /  Shaughnessy, Edward L.
Parfait pour réviser sa chronologie des dynasties et avoir un aperçu de la Chine ancienne. Un documentaire très grand public, auquel on peut se reporter pour avoir les bases avant de s'attaquer à la très complète bibliographie en fin d'ouvrage pour une étude plus poussée!

Peuples autochtones

Vous trouverez ici un super article sur la terminologie à choisir parmi autochtones, Natives american, amérindiens etc.

  • La fille sauvage  /  Fergus, Jim
 En 1932, au cœur de la Sierra Madre, un chasseur de pumas fait une bien étrange capture : celle de la Niña Bronca, jeune femme appartenant à l'une des dernières tribus apaches vivant à l'état " sauvage " dans les montagnes. Devenue bête de foire, ligotée sur le sol glacial d'une cellule, elle ne souhaite plus qu'une seule chose : se laisser mourir.
C'est compter sans l'aide miraculeuse de Ned Giles, apprenti photographe qui, accompagné d'une anthropologue, d'un étudiant et de deux éclaireurs indiens, va braver la mort et les dangers afin de ramener l'envoûtante sauvageonne parmi les siens.

Un roman touchant et sombre sur "la chasse à l'indien" dans les années 30 aux Etats-Unis et au Mexique. Mais c'est bien plus que ça, féminisme, homosexualité, interculturalité, interrogation sur l'éthique et le rôle du photo-journalisme : cette histoire vous offre plein de pistes de réflexion dans un style fluide et entraînant.

  • Le revenant  /  Punke, Michael
États-Unis, 1823. Au cours d’une expédition à travers les Grandes Plaines, le trappeur Hugh Glass est attaqué par un grizzly. Défiguré, le corps déchiqueté, Hugh est confié à deux volontaires chargés de le veiller jusqu’à sa mort puis de l’enterrer. Mais ses gardiens décident d’abandonner le blessé. En plein territoire indien, seul, désarmé et à bout de forces, Glass survit. Son unique motivation : la vengeance. Commence alors la légende de Hugh Glass : l’histoire d’un homme hors du commun qui va parcourir cinq mille kilomètres, depuis le Dakota du Sud jusqu’au Nebraska, pour retrouver ceux qui l’ont trahi.

Ayant adoré le film, j'ai eu envie de lire le roman qui l'a inspiré. Roman lui-même inspiré d'une histoire vraie. Trêves d'inception, ce roman a tout pour lui : il est instructif , j'ai vraiment appris plein de choses sur les guerres "indiennes" dont je ne savais pas grand chose (notamment des alliances entre certaines tribus et les britanniques, d'autres avec les américains, bref, tout un monde dont je ne soupçonnais pas l'existence, mais il faut dire que j'ai peu de connaissances sur l'histoire des Etats-Unis). Les personnages sont attachants, les paysages traversés font rêvés... bref,  j'ai passé un très bon moment de lecture !

  • Etunwan  /  Murat, Thierry
1867. Pittsburgh, États-Unis d’Amérique. Dans la ville industrielle grouillante et riche, Joseph Wallace, 33 ans, est photographe et tire le portrait des nombreux notables, ce qui lui assure une vie confortable mais sans possible fantaisie artistique. Il s’engage à suivre l’expédition dans les Montagnes Rocheuses. Le programme dirigé par le Docteur Walter est financé par le Gouvernement américain afin d’explorer de nouvelles zones à cartographier et découvrir si de nouveaux gisements d’or ou de charbon sont exploitables, s’il existe, toujours plus loin, d’autres terres à coloniser. Parmi les plus éminents scientifiques de la côte Est, Joseph Wallace a pour mission de photographier les régions traversées, le relief, la végétation, et aider à cartographier le territoire. Mais l’expédition se révèle être un voyage intime sans retour. Suivant le dédale géographique, Wallace entame un cheminement artistique. Le tranquille époux et père de famille rencontre les Indiens Sioux Oglalas et sa vie va s’en trouver changée. Il est désormais Etunwan, Celui-qui-regarde. De retour en ville il n’aura de cesse de vouloir retourner en terres indiennes, d’autant qu’il a aimé corps et âme la femme papillon. Le projet d’envergure humaniste, ethnographique et artistique devient une nécessité pour lui qui connaît « un détachement lent, progressif, physique et cérébral » du monde blanc, telle une mue animale pour appréhender le réel d’une façon nouvelle, alors que la photographie est un art neuf en rapide évolution technique. La mission artistique du photographe est là : ne plus seulement reproduire la réalité des êtres et des choses mais les sublimer. Il faut raconter avec le regard. Au-delà de tout progrès technique. C’est là l’essence de son art, c’est ce qu’il aura solennellement appris de ces voyages à l’Ouest.
Que dire? si la thématique ne vous intéresse pas, regardez au moins les images, les dessins sont à couper le souffle. Et le scénario est plaisant, il est classique mais il s'en dégage une certaine poésie douce-amer.




A bientôt pour la deuxième partie !


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