vendredi 21 octobre 2016

Découvrir la première carte routière jamais inventée !

Je n'ai jamais évoqué ici mon grand intérêt et ma curiosité insatiable pour la cartographie. Dans mon salon, j'en 6, sans compter celles qui couvrent l'assise de mes chaises en bois. Et je change régulièrement les cadres.

Cette semaine, j'ai eu l'occasion de me pencher sur une merveilleuse carte.

Il s'agit de la table de Peutinger, qui est une reproduction (réalisée au moyen-âge) d'une carte romaine (4ème siècle) où sont indiquées les principales routes de l'empire. Aussi, il ne s'agit pas vraiment d'une carte au sens strict, mais plutôt de la représentation du réseau routier de l'époque. Elle se présente à l'origine sous la forme d'un rouleau de près de 7 m de long et 34 cm de large, découpé en 11 morceaux. Le 12ème a été perdu, mais la copie de 1887 tente de le reconstituer.

Burituri, reproduction de 1887

La Burituri c'est chez moi... et oui, la Lorraine française et ses peuples celtes (les Leuques qui n'apparaissent pas sur la carte mais sont de la région de Toul, les Médiomatriques et les Trévires) étaient rattachés à la Belgique par les Romains.*
parchemin original, 1265


Il existe différentes copies, ici celle de 1265, elle est assez abimée, mais il y a un très bon niveau de zoom. Et il est facile de naviguer dessus.

Vous pouvez  consulter la version de 1887 dans son intégralité, avec un zoom correct.
Elle est plus lisible.

Si vous souhaitez faire une recherche par segment, c'est possible sur le site Bibliotheca Augustana.

Mais le clou du spectacle et la magie de l'internet, c'est l'Omnes Via réalisé par René Voorburg, la superposition de ce réseau routier à nos cartes actuelles (google maps). Vous pouvez même faire une recherche en latin ou en français pour retrouver votre ville. Vous pouvez également faire un itinéraire entre deux villes : spoiler alert, l'A31 n'est pas une idée neuve !


* Pour tout vous dire, c'est en faisant des recherches sur les celtes en Lorraine que je suis tombée sur cette carte, je l'avais déjà vu sans trop comprendre son utilité, mais maintenant je suis opérationnelle, j'adorerais avoir une giga reproduction chez moi. Ou un tapis façon tapis rouge pour mes escaliers, mais c'est un coup à se prendre les pieds dedans en essyant d'aller à Rome!

jeudi 20 octobre 2016

Un pont sur la brume - Kij Johnson


Pendant mes vacances en Hongrie, je n’ai pas uniquement dévoré la chardon et le tartan, j’ai aussi continué mon exploration de la collection une heure de lumière au Bélial’, fortement tentée par la chronique de l’ours inculte.

couv. Aurélien Police

Résumé :

Kit Meinem d’Atyar est peut-être le plus doué des architectes de l’Empire. Peut-être… et tant mieux. Car il lui faudra convoquer toutes ses compétences, l’ensemble de son savoir pour mener à bien la plus fabuleuse qui soit, l’œuvre d’une vie: un pont sur le fleuve de brume qui de tout temps a coupé l’Empire en deux. Un ouvrage d’art de quatre cent mètres au-dessus de l’incommensurable, cette brume mortelle, insondable, corrosive et peuplée par les Géants, des créatures indicibles dont on ne sait qu’une chose : leur extrême dangerosité…
Par-delà le pont… l’abîme, et pour Kit une aventure humaine exceptionnelle.

Mon avis :

Kij Johnson crée en 140 pages un univers envoutant et singulier, où un fleuve de brume sépare Loinville de Procheville.  On ignore ce qui se cache exactement dans cette immensité blanche, mais seuls quelques passeurs ont la connaissance nécessaire pour naviguer d’une rive à l’autre sans trop de dégats. La construction d’un pont va changer la vie de tout l’empire, mais surtout le quotidien des villageois. A travers le regard de Kit Meinem d’Atyar, on observe les transformations du paysage, mais également l’évolution des habitants, de leur point de vue sur le chantier, leurs espoirs et leurs craintes. 

C'est une novella qui observe la société, les relations humaines, l'accueil du progrès. Elle plonge dans les attentes profondes des personnages, on découvre souvent en même temps qu’eux leur moteur, ce qui les pousse à vivre. C’est une peinture aux traits fins, un roman qui se lit d’une traite, pas pour son suspense et ses scènes d’action, mais parce qu’on s’attache aux personnages et à la petite vie du territoire.
Cela fait plus d’un mois que j’ai lu Un pont sur la brume, et j’en garde une image très tendre, douce-amère sur l’évolution du monde, sur les humains et les ponts qui les relient.Une lecture apaisante, un cocon en dehors du monde que j'ai vraiment adoré.

mercredi 19 octobre 2016

Playlist Outlander, le chardon et le tarton de Diana Gabaldon

J’ai fini les 7 premiers tomes de la saga le chardon et le tartan (outlander) de Diana Gabaldon et arrivée à la fin je me suis dit que j’écouterais bien un peu de musique celtique. Je me suis donc tournée vers notre chère Bretagne, puis j’ai essayé d’étendre aux chansons folkloriques écossaises mais n’y connaissant rien je me suis vite perdue dans les méandres d’internet, sérendipité quand tu nous tiens. 

Du coup, je me suis dit que j’allais jouer ça plus intelligemment, il y a plein de titres cités dans la saga, elle court depuis les années 90… il y a forcément quelqu’un qui a eu envie de compiler cette liste quelque part.

J’ai donc trouvé le St Graal de la flemme et de l’anti-perdition sur Wikipédia sur Outlander Wikia [attention, tous les tomes de la saga sont présents, si vous en êtes tout au début les extraits peuvent peut-être spoiler un peu], la personne qui a compilé les titres a même déjà mis les liens vers Youtube, je n’ai plus eu qu’à en faire une playlist en mettant à jour les vidéos disparues. Un grand merci aux contributeurs!






Mes pérégrinations m'ont également conduites aux chansons du groupe Steeleye Span, dont j'apprécie particulièrement le style ! Et puis cette chanson rentre totalement dans le thème Outlander, puisqu'elle parle des jacobites.

dimanche 9 octobre 2016

Outlander, histoire de ma disparition

Bonjour à tous,

Je n’ai pas été très active sur le blog  ces derniers temps *euphémisme*, mais ce n’est pas pour autant que je ne lis pas. Bien au contraire.

En fait, je suis tombée dans la série Outlander, ou  plutôt le Chardon et le Tartan (pour une fois je trouve le titre VF bien plus classe)… Et je suis devenue complètement accro. Or ça présente un paquet de pages : 8 tomes d’environ 600 pages chacun.



Je ne sais pas comment vous en parler, parce qu’honnêtement, je n’étais pas trop convaincue par le pitch au départ, ça sentait le voyage dans le temps un peu facile, l’histoire d’amour complètement niaise, les rebondissements capillotractés.

1945. Claire passe ses vacances en Écosse, où elle s'efforce d'oublier la Seconde Guerre mondiale auprès de son mari, tout juste rentré du front. Au cours d'une balade, la jeune femme est attirée par un mégalithe, auquel la population locale voue un culte étrange. Claire aura tôt fait d'en découvrir la raison : en s'approchant de la pierre, elle se volatilise pour atterrir au beau milieu d'un champ de bataille.

Le menhir l'a menée tout droit en l'an de grâce 1743, au coeur de la lutte opposant Highlanders et Anglais. Happée par ce monde inconnu et une nouvelle vie palpitante, saura-t-elle revenir à son existence d'autrefois ?

Le début d'une série incontournable !

Pourtant, c’est incroyablement addictif, ça se lit très bien sans que le style soit bâclé, c’est romantique, sexy et passionné, et… ça fait fondre mon petit cœur. Je déteste les romances, je n’accroche pas spécialement aux romans historiques mais là, dans ces décors sauvages, avec ces personnages au fort tempérament... finalement j'adore! Et j’adopterais bien un écossais en kilt.


Quand bien même les réactions des personnages sont un peu agaçantes (ah ces femmes indépendantes pourtant totalement à la merci de leur mâle dominant). Je n’arrive pas à en vouloir à l’auteur, parce son histoire m’habite vraiment. Et parce que malgré ces écarts propres à la romance, on a de nombreux personnages féminins principaux et secondaires recherchés, avec un fort tempéremment qui ne s'en laissent pas conter par les convenances et leurs époux.

Les relations entre les personnages, leur éthique et leurs valeurs ne font pas le seul attrait des romans. J’adore en apprendre plus sur les traditions écossaises, sur le XVIIIe siècle et ses inventions, ses découvertes, l’exploration…  Et je me laisse envouter par la sorcellerie et la médecine de Claire. Egalement une mention spéciale aux personnages secondaires que je trouve vraiment très attachants, avec un gros coup de cœur pour John Grey* dont j’attends toujours avec impatience les apparitions.

ça me donne envie de dévorer la suite, et puis de me replonger dans les légendes celtiques...Ce n'est pas un monument littéraire, mais il me passionne et éveille ma curiosité et me donne envie de faire des recherches sur plein de sujets, alors selon mes critères, c'est un excellent livre!


Voilà, vous savez pourquoi j’ai disparu de la circulation. Si jamais je ne reviens pas, sachez que j’essaye de convaincre mon cher et tendre d’aller en Bretonie ou en Ecosse histoire d’aller tâter du menhir (non pas de l’écossais en kilt, je sais me tenir), peut-être qu'on disparaîtra au milieu d'un cercle de pierre?

*qui bénéficie d’une saga à lui tout seule, mais je vais calmer mes ardeurs un petit peu, histoire de lire autre chose que cette brave Anna Gabaldon cette année. Et puis les premiers tomes m’ont l’air épuisés.

Concernant la série : je ne compte pas la regarder, les acteurs que j’ai vu dans la bande annonce sont à des années lumières de la représentation que je m’en fais, aussi, je m’y pencherais peut-être une fois ma folie furieuse outlander achevée, mais pas pour l’instant.

J’essaye de revenir bientôt pour vous parler d’autre chose, comme Mr Robot, cette série avec de vrais hackers et des vraies questions d’éthique informatique ou mes autres lectures récentes. Mais pas tout de suite, je viens de commencer le sixième tome !