jeudi 20 octobre 2016

Un pont sur la brume - Kij Johnson


Pendant mes vacances en Hongrie, je n’ai pas uniquement dévoré la chardon et le tartan, j’ai aussi continué mon exploration de la collection une heure de lumière au Bélial’, fortement tentée par la chronique de l’ours inculte.

couv. Aurélien Police

Résumé :

Kit Meinem d’Atyar est peut-être le plus doué des architectes de l’Empire. Peut-être… et tant mieux. Car il lui faudra convoquer toutes ses compétences, l’ensemble de son savoir pour mener à bien la plus fabuleuse qui soit, l’œuvre d’une vie: un pont sur le fleuve de brume qui de tout temps a coupé l’Empire en deux. Un ouvrage d’art de quatre cent mètres au-dessus de l’incommensurable, cette brume mortelle, insondable, corrosive et peuplée par les Géants, des créatures indicibles dont on ne sait qu’une chose : leur extrême dangerosité…
Par-delà le pont… l’abîme, et pour Kit une aventure humaine exceptionnelle.

Mon avis :

Kij Johnson crée en 140 pages un univers envoutant et singulier, où un fleuve de brume sépare Loinville de Procheville.  On ignore ce qui se cache exactement dans cette immensité blanche, mais seuls quelques passeurs ont la connaissance nécessaire pour naviguer d’une rive à l’autre sans trop de dégats. La construction d’un pont va changer la vie de tout l’empire, mais surtout le quotidien des villageois. A travers le regard de Kit Meinem d’Atyar, on observe les transformations du paysage, mais également l’évolution des habitants, de leur point de vue sur le chantier, leurs espoirs et leurs craintes. 

C'est une novella qui observe la société, les relations humaines, l'accueil du progrès. Elle plonge dans les attentes profondes des personnages, on découvre souvent en même temps qu’eux leur moteur, ce qui les pousse à vivre. C’est une peinture aux traits fins, un roman qui se lit d’une traite, pas pour son suspense et ses scènes d’action, mais parce qu’on s’attache aux personnages et à la petite vie du territoire.
Cela fait plus d’un mois que j’ai lu Un pont sur la brume, et j’en garde une image très tendre, douce-amère sur l’évolution du monde, sur les humains et les ponts qui les relient.Une lecture apaisante, un cocon en dehors du monde que j'ai vraiment adoré.

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