vendredi 26 mai 2017

Imaginales 2017 : le retour




Cette année encore, les Imaginales c’était chouette. Je m’y suis rendue le vendredi, et franchement, je pense que si on doit choisir une seule journée, c’est la meilleure : la plupart des auteurs sont arrivés et ce n’est pas encore complètement bondé, donc on peut prendre le temps de discuter, de baguenauder et on ne fait pas la queue.

Niveau météo, c’était plutôt mouillé et boueux, un temps à lire des livres quoi. Un peu dommage pour les stands extérieurs cependant, qui étaient parfois inaccessibles pour cause de mares d’eau.
J’ai trouvé le programme des tables rondes particulièrement intéressant cette année, dommage que le site web du festival soit de moins en moins fonctionnel et mis à jour de plus en plus tard car c’est difficile de s’organiser… Si on pouvait avoir le programme complet avec le nom des modérateurs en amont, ça me permettrait de choisir plus vite comment départager certaines tables rondes !
Bref, j’ai eu le temps d’assister à deux conférences et demie :

-  Chiens de guerre ! La fantasy et ses combattants avec Fabien Cerutti, Gabriel Katz, Manon Fargetton et Paul Beorn


Une conférence intéressante, d’autant plus que j’avais lu  une bonne partie des livres de Gabriel Katz et celui de Manon Fargetton ce qui m’a permis de mieux percevoir les intentions des auteurs, les coulisses de la réflexion en quelque sorte. C’était aussi ma première « rencontre » avec Gabriel Katz, qui est juste à mourir de rire.

J’ai été séduite par le roman "le septième guerrier-mage" de Paul Béorn. J'étais tombée sur la couverture plusieurs fois, qui est au demeurant sublime, mais la quatrième de couverture n'avait pas su me convaincre et la chronique du site elbakin m’avait fait lâcher l’affaire... Lors de la conférence le concept m'a bien plu et du coup, j'ai fait une entorse à ma liste à acheter et je me suis ruée dessus. Je ne le regrette absolument pas, j'ai passé un excellent moment. Alors certes, ce n'est pas le plus novateur des romans, mais je me suis laissée happée par l'histoire sans m'ennuyer une seule seconde. Ceux qui me suivent sur instagram auront de toute façon vu que Maîtresse de Guerre, et le Septième Guerrier-Mage n'ont fait que deux jours ^^ (donc finalement, j’aurais pu prendre plus de livres, ma PàL s’étant auto-régulée ? Comment ça, ça ne fonctionne pas comme ça ?)

Quant à Fabien Cerutti, je m’y attaquerais quand je serais plus à jour dans mes séries en cours, j’aime beaucoup le réalisme historique auquel il aspire...


Vive la vie, récits durs et fins optimistes avec Olivier Sillig , Agnès Marot , Estelle Faye , Charlotte Bousquet.
Une conférence qui m'a permis de découvrir Agnès Marot et Olivier Sillig... J'ai déjà eu entre les mains un exemplaire d’I.R.L d'Agnès Marot, mais cela n'avait pas spécialement éveillé ma curiosité (il faut dire qu'avec la prolifération de récits dystopiques en littérature ados, je deviens pire que difficile).
Photo par ActuSF

 Agnès Marot a présenté son nouveau roman : Quelques pas de plus. Je ne sais pas si c'est le genre de récit qui me plaira (j'essaierais quand même par curiosité) mais une chose est certaine, c'est le genre d'histoire que j'ai envie de présenter à mes lecteurs à la médiathèque. On manque cruellement de littérature jeunesse/ados avec des protagonistes principaux vivants avec un handicap. Bien souvent quand c'est le cas, le personnage n'est qu'un prétexte pour une leçon de morale et de tolérance, sans réels identité et objectifs. En entendant l'auteur, j'ai ici l'impression que le personnage a le droit à sa propre vie et ses aspirations, qui sont certes impactées par le handicap, mais pas définies par celui-ci. Et ça c'est le genre de propos que j'ai envie de faire circuler entre plein de mains.

Olivier Sillig pense quant à lui que la fin optimiste n'est pas spécialement nécessaire ni souhaitable, ça permettrait en quelque sorte de laisser sortir notre côté sombre. Je n'ai jamais rien lu de lui... pour l'instant, car si l'humour noir dont il fait preuve au micro est présent dans ses romans, je me passerais de la lueur d'espoir à la fin du récit...( Il les garde pour ses films à la fin UBS "union bancaire suisse", les personnages se marient, et vont ouvrir un compte courant à l'USB, si c'est pas mignon !)

Quant à mesdames Bousquet et Faye, que dire? Que je les écoute ou lise leurs interviews, j'ai toujours envie de lire ce qu'elles écrivent, leurs propos sont toujours intelligents, réfléchis, et plein d'humanisme. 

Je les adore. Je n'ai pas acheté leurs livres sur place, parce qu'il faut être raisonnable, mais je vais suivre ça de près dès que j'aurais éclusé ma PàL. Je pense que je prendrais Les Seigneurs de Bohen et Sang de lune en numérique.


-         Bienvenue dans les mondes décalés... Du steampunk avec Victor Fleury , Cécile Duquenne , Jean-Luc Marcastel , Xavier Mauméjean



Je suis arrivée pour la toute fin de cette conférence sur le steampunk, là je dois avouer que je n’ai pas eu d’envie irrésistible d’achats…et pour cause, autant j’adore l’esthétique steampunk dans les films/anime ou les illustrations, mais le traitement littéraire ne me tente pas du tout. J’imagine qu’il ne faut pas se forcer hein !



J’ai ensuite eu l’occasion d’échanger quelques mots avec la charmante Jo Walton, qui était toute seule à sa table… J’ai forcé la main à ma maman pour qu’elle prenne Morwenna, ce qui l’a fait rire. Et je lui ai donc expliqué que je savais très bien qu’elle allait aimer le livre et que donc il fallait un peu la pousser. J’en ai aussi profité pour glisser que son livre avait très bien fonctionné dans la médiathèque ou je travaille et qu’elle a su séduire aussi bien les amateurs du genre que des personnes qui n’y connaissaient rien (et que je n’avais pas osé ramené l’exemplaire de la bibliothèque pour le faire dédicacer parce qu’il part en morceaux) … elle était toute émue. Une auteur comme Jo Walton qui a reçu des prix de renoms, m’a remercié des trémolos dans la voix parce que je lui ai annoncé que 50 personnes ont emprunté son livre depuis sa sortie (ce qui est un très bon score dans ma médiathèque mais sûrement très peu au regard de son tableau de vente), touchant et étonnant. 
Jo Walton par actusf
Jo Walton, par ActuSf


J’ai aussi été faire dédicacer deux livres à Gabriel Katz, qui a rejoint mon panthéon personnel de la fantasy (là où il y a Tolkien et David Gemmell entre autres)… Je sais que quand je vais prendre un de ses bouquins, je vais me sentir bien le temps de la lecture. J’ai lu maîtresse de guerre d’une traite, après des mois de disette de lecture où rien ne me faisait envie… Depuis vendredi 19, j’ai lu dans l’ordre : maîtresse de guerre, le septième guerrier-mage, chasse royale II, et dix petits indiens. C’est plus en 7 jours qu’en deux mois, et j’ai encore un Jim Harrison que je compte bien entamer après cet article.  Bref, en plus de me redonner envie de lire, cette personne est tout à fait drôle et  charmante, et en plus, sait dessiner. J’ai donc deux livres de Gabriel Katz avec un dinosaure inclus.
Je peux donc mourir heureuse. (Un dinosaure rose et jaune ! Parce qu’on ne sait pas de quelles couleurs ils étaient alors pourquoi pas) (enfin, en fait pour certains, on sait un toutpetit peu.)


J’ai eu aussi l’occasion de recroiser des amis pas vus depuis des années pour certains, comme ça, par le hasard du bon timing et du passage au bon moment dans une allée, et ça c’est aussi la vraie magie des Imaginales !



Vous noterez que j'ai quasiment respecté ma règle de 5 livres à la fois dans la PàL... Le Septième Guerrier-Mage est l'exception...et Bifrost, mais 1) c'est un magazine, 2) c'est un cadeau de la part de ma maman.

A l’année prochaine ?

1 commentaire:

  1. C'est super émouvant ta rencontre avec Jo Walton, merci de nous partager ça. Je l'avais vue aux Utos, c'est vraiment une charmante personne. J'aurais tellement voulu être là pour aller au p'tit dej avec elle qui était organisé par les Imaginales.

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